Brièvement : le Premier Empire et les guerres napoléoniennes (1804-1815)

Brièvement : le Premier Empire et les guerres napoléoniennes (1804-1815)

Sacre de Napoléon Ier (2 décembre 1804)

Consul puis Consul à vie après la Révolution française (1789-1799), le général Bonaparte savait que l’un de ses homologues pourrait, comme lui l’avait fait le 18 Brumaire an VIII, renverser le régime. Après avoir stabilisé la France, signé le Concordat avec le pape Pie VII en 1801 et promulgué le code civil en 1804, il fut alors fait empereur des Français par un plébiscite la même année. L’Europe était en paix après la victoire française contre la Deuxième Coalition (1798-1802). Seulement la Grande-Bretagne ne respectait pas la paix, attaquant dès 1803 les colonies françaises. Napoléon Ier lança des préparatifs d’invasion de la Grande-Bretagne. Pourtant, l’Empereur se fit également proclamer roi d’Italie en 1805. L’Autriche, qui venait de perdre une bonne partie de ses terres en Italie après sa défaite contre les Français, ne pouvait tolérer une telle proclamation. Et puis, les Britanniques étaient déjà hostiles ; on pouvait trouver une pareille hostilité chez les Russes, dont les ambitions à l’ouest rencontraient désormais les intérêts français ; on pouvait également espérer une entrée en guerre de la Prusse. La Troisième Coalition (1803-1806) regroupait majoritairement la Grande-Bretagne, l’Autriche et la Russie. Napoléon abandonna ses velléités d’invasion de la Grande-Bretagne et marcha avec une vitesse fulgurante jusqu’en Bavière, son alliée, en 1805. La Grande Armée put y surprendre l’Autriche qui pensait avoir le temps d’envahir la Bavière pour sécuriser Ulm et y attendre les renforts russes. Napoléon élimina une première armée autrichienne par la manœuvre d’Ulm, tandis que le maréchal Masséna progressait en parallèle en Italie.

La Troisième Coalition antifrançaise (1803-1806)

En parallèle de cette progression, la flotte impériale, menée par l’amiral de Villeneuve, fut vaincue au large de l’Espagne par l’amiral Nelson à Trafalgar le 21 octobre 1805. L’importance stratégique immédiate de cette défaite française est nulle car Napoléon avait renoncé à son invasion de la Grande-Bretagne. Sur le long terme, en revanche, la flotte française en serait réduite à la guerre de course : maintenir une menace. Napoléon s’empara de Vienne puis affronta les Coalisés austro-russes, dirigés par le russe Koutouzov mais surtout les souverains eux-mêmes (Alexandre Ier, tsar de l’Empire russe et François Ier d’Autriche), à Austerlitz. Il y écrasa ses adversaires par la ruse et la stratégie fin 1805. Il avait provoqué le combat rapidement pour éviter l’entrée en guerre de la Prusse. Le traité de Schönbrunn fut lourd de conséquences : l’Autriche perdit plus de terres allemandes et italiennes encore ; le Saint Empire Romain germanique, créé en 962, entité chapeautée par l’Autriche rassemblant les états allemands, disparut en 1806. La Confédération du Rhin, chapeautée par la France, prit sa place. Le Royaume de Sicile, qui faisait partie de la Troisième Coalition, fut écrasé immédiatement après, permettant à Joseph Bonaparte de monter sur le trône napolitain. Victorieux, Napoléon s’occupa enfin du pape Pie VII, avec qui il avait maille à partir. L’Empereur ayant occupé en partie l’Italie, remanié le religieux en contraignant les pouvoirs papaux et ne faisant rien contre l’anticléricalisme grimpant en Allemagne, le Pape refusa de reconnaitre Joseph à Naples et les investitures dans l’Empire.

Guerre de la Quatrième Coalition (1806-1807)

Début 1806, Napoléon manqua une occasion unique de faire la paix avec Londres : un gouvernement francophile y avait pris le pouvoir. La Prusse, qui avait failli entrer en guerre en 1805, le fit en 1806, formant la Quatrième Coalition (1806-1807) avec la Grande-Bretagne et la Russie majoritairement. Les Prussiens, surestimant leur puissance, firent la même erreur que les Autrichiens en attendant pas assez les Russes. Napoléon, qui avait laissé sa Grande Armée en terres allemandes, se porta très rapidement sur le front et écrasa l’armée prussienne par deux batailles simultanées le 14 octobre : la première, menée par lui-même à Iéna, la seconde, menée par son maréchal le plus capable, Davout, à Auerstedt, bien qu’en large infériorité numérique. La Grande Armée exploita sa victoire avec brio par sa cavalerie et Berlin tomba en novembre 1806. Les Prussiens presque annihilés, il fallait encore écraser les Russes. Napoléon entra en Pologne et y affronta les Russes (et quelques Prussiens) à Eylau (victoire mitigée) puis Friedland (difficile victoire décisive) en 1807. S’en suivit le traité de Tilsit, signé avec Alexandre Ier.

Napoléon Ier et Alexandre Ier se retrouvent à Tilsit (juin-juillet 1807)

Par ce traité, Napoléon imposait son Blocus continental, dans l’espoir de faire suffoquer la Grande-Bretagne, frustrait les ambitions russes en Europe, créait le Duché de Varsovie, une Pologne qui taisait son nom, la hantise de Saint-Pétersbourg ; humiliait la Prusse et devenait le maître, pour le moment incontesté, de l’Europe. Le Blocus continental, pour fonctionner, devait être imposé à toutes les puissances européennes. Toutes obtempérèrent, sauf le Portugal, allié de longue date de Londres. Napoléon avait par ailleurs découvert que son « allié » espagnol avait proposé à Londres comme Berlin d’attaquer la France sur ses arrières. L’Empereur avait donc des comptes à régler avec la péninsule ibérique et il entendait bien faire d’une pierre deux coups.

La guerre de Espagne (1808-1811)

Alors qu’il attaquait le Portugal en s’établissant fortement dans le nord de l’Espagne, Napoléon profita d’une querelle de famille pour faire abdiquer le roi et le fils qui lorgnait sur le trône. Ainsi, l’Empereur des Français offrit le trône madrilène à son frère Joseph en 1808 et offrit celui de Naples, désormais vide, à son beau-frère et maréchal Murat. Ce faisant, il permit aux Britanniques d’attaquer les colonies espagnoles alors même que Londres souffrait du Blocus continental. La campagne contre le Portugal n’avait pas totalement écrasé la résistance du pays, aidée des Britanniques. Bien vite, l’Espagne se révolta contre le pouvoir du Bonaparte. Napoléon dut intervenir lui-même pour mener la Grande Armée à la victoire. Seulement, juste avant qu’il n’y parvienne totalement, l’Autriche menaça d’entrer à nouveau en guerre et un complot se forma à Paris.

Campagne contre l’Autriche en 1809

L’Empereur rentra dans sa capitale, fit taire les comploteurs et se tourna vers Vienne. L’Autriche, voyant la Grande Armée enlisée en Espagne, pensait pouvoir faire vaciller l’Empire français. La Cinquième Coalition naissait, avec la Grande-Bretagne. Napoléon, à la surprise de Vienne, leva extrêmement rapidement et grâce au soutien militaire de la Confédération du Rhin une nouvelle armée dite d’Allemagne. Nanti de cette force, Napoléon s’empara à nouveau de Vienne et confronta les Autrichiens durant les batailles d’Essling et de Wagram en 1809. Dans les deux cas, il avait dû enjamber le large Danube. Les ponts avaient cédé durant la bataille d’Essling qui fut donc un jeu blanc : la première fois que l’Empereur était repoussé. Wagram fut une dure victoire. La paix fut de nouveau signée, limitant davantage la puissance autrichienne. Napoléon en profita pour affermir son pouvoir en Europe mais également en France et insista sur l’application de son Blocus continental. Le bras de fer contre le Saint-Siège se poursuivit. Pie VII excommunia Napoléon, celui-ci occupa Rome et fit prisonnier le pape. Cette guerre ne verrait pas le Pape flancher, bien que malmené jusqu’en 1814.

Carte de l’Europe avant la Sixième Coalition (1812)

Napoléon ne jugea pas nécessaire de revenir en Espagne et laissa ses maréchaux s’occuper de mater la guérilla qui gangrénait le pays. Une décision malheureuse pour l’Empire car les maréchaux n’acceptaient que les ordres de Napoléon et ne se coordonnèrent ainsi jamais. Le Portugal, l’Espagne mais également la Grande-Bretagne levaient inlassablement des armées pour éroder la Grande Armée dans la péninsule ibérique. Pire, Napoléon refusait toute autorité à son frère Joseph qui se démenait pour apaiser l’Espagne dont il était le monarque. En 1809, l’Empereur divorça de sa femme, Joséphine, car elle était infertile, et épousa l’archiduchesse autrichienne Marie-Louise en 1810. C’était une manière de faire de Vienne une solide alliée de Paris. Un garçon, Napoléon II, naquît de cette union en 1811. En parallèle, le maréchal d’Empire Bernadotte fut choisi par la Suède comme prince héritier du vieux roi au pouvoir. Celui-ci n’avait pas d’héritier et donner ce rôle au maréchal avec lequel Napoléon s’entendait le moins était une manière pour la Suède, qui avait rejoint les trois dernières coalitions, de se rapprocher de la France tout en gardant une confortable indépendance. En 1811, l’Empire français, à son apogée, fut frappé par la pire crise économique qu’ait jamais eu à subir Napoléon. La Confédération du Rhin souffrait avec lui, désormais totalement dépendante du commerce français à cause du Blocus continental. Napoléon dut relâcher la pression sur Londres, dont l’économie souffrait pourtant enfin, pour sauver l’économie européenne. En 1812, la Russie, humiliée en 1807 avec l’accord de Tilsit, s’énervant du mariage de Napoléon avec une archiduchesse autrichienne, de l’annexion d’un territoire appartenant à la sœur du tsar, de la création du Duché de Varsovie, des sympathies de Napoléon pour l’ennemi séculaire qu’était l’Empire ottoman et des terribles dégâts qu’infligeait le Blocus continental à son économie, lança un ultimatum à la France. Napoléon lui rendit la pareille. La guerre fut déclarée et avec elle naquit la Sixième Coalition antifrançaise rassemblant surtout la Russie et la Grande-Bretagne.

Napoléon n’était pas en reste, il imposait les alliances de l’Autriche et de la Prusse et avait la fidélité de la Confédération du Rhin. Il rassembla l’armée des « Vingt Nations ». De part et d’autre du Niémen, des forces égales d’environ 600 000 hommes se massaient à la frontière. Napoléon lança le 22 juin 1812 l’invasion des immensités russes, guerre contre le « barbare du nord » qu’il considérait comme la dernière nécessaire à la consolidation de son système européen. Les armées russes, suivant la stratégie de la terre brûlée que promouvait le général Barclay de Tolly, fuyaient sans combattre et dévastaient leur propre pays. Epuiser l’armée de Napoléon était devenu le seul moyen de la fragiliser. Après un accrochage à Smolensk, remporté par Napoléon, la Grande Armée affronta enfin les Russes du généralissime Koutouzov devant Moscou en septembre. La bataille de la Moskova (Borodino) fut la plus sanglante de l’histoire de l’Empire, Napoléon préféra une attaque frontale à une autre stratégie plus complexe et l’emporta après de furieux combats. L’armée russe avait laissé le terrain mais n’était pas vaincue. Napoléon s’empara ainsi de Moscou, qui n’était pas alors la capitale de l’Empire russe. Le tsar Alexandre Ier refusa la reddition, encouragé dans la résistance par le désormais prince suédois Bernadotte et par les Britanniques. En octobre, Napoléon se décida enfin à rebrousser chemin : la situation serait intenable pour l’hiver, la Grande Armée s’enfonçait dans l’indiscipline et la situation en France n’était pas reluisante. Ce départ, pourtant, était trop tardif : l’hiver arrivait.

La campagne de Russie (juin-décembre 1812)

La retraite de Russie fut extrêmement dure, autant pour la Grande Armée, traquée et harcelée par les forces russes, que pour ces mêmes forces russes qui subissaient, autant que les hommes de Napoléon, les affres de l’hiver russe. L’Empereur français voyait se refermer sur lui en tenaille deux forces russes. Il parvint à sauver son armée par la victoire stratégique mais la défaite morale que fut la bataille de la Bérézina. Napoléon laissa son armée non loin du Niémen pour rejoindre Paris où un coup d’Etat à son encontre avait été déjoué. L’Empereur savait que toute l’Europe se lèverait contre lui dans ce premier moment de faiblesse. Il renforça alors son pouvoir dans l’Empire et leva très rapidement une nouvelle armée tandis que les débris de la Grande Armée retraitaient en terres allemandes. La Prusse déserta le camp français et se joignit à la Sixième Coalition, la Suède l’imita. L’Autriche réprouva l’alliance française mais se déclara un temps neutre.

Ainsi débutait, en 1813, la campagne de Saxe. Napoléon faisait face à des Coalisés en large supériorité numérique. Pourtant, il enchaina les victoires de Lützen, Bautzen et Dresde. Les Coalisés, interdits devant ces succès français, proposèrent le Congrès de Prague. C’était une mascarade destinée à gagner du temps pour permettre l’entrée en guerre de l’Autriche qui se réarmait. Napoléon le savait mais ne pouvait faire autrement qu’accepter : son armée était démoralisée, il manquait cruellement de cavalerie, lui ôtant des chances de victoires décisives et devait stabiliser la situation dans l’Empire. Napoléon finit par accepter les dures exigences des Coalisés pour avoir la paix mais ceux-ci prétendirent recevoir trop tardivement cette acceptation et relancèrent les hostilités. L’Autriche rejoignit la Sixième Coalition. La Coalition alignait tellement d’hommes que Napoléon devait séparer sa force en plusieurs armées. Les Coalisés essayèrent d’éviter, dès lors, un combat contre l’Empereur en personne. La campagne de Saxe reprit et une grande bataille, dite « Bataille des Nations » décida finalement du sort. Cette bataille, se déroulant à Leipzig, vit Napoléon exécuter une excellente bataille défensive jusqu’à ce que l’explosion prématurée du pont qui lui permettait de fuir la transforme en désastre. En Espagne, Britanniques, Portugais, Espagnols et Siciliens repoussaient les Français.

La campagne de France, janvier-avril 1814

Les Coalisés, fin 1813 au sud, début 1814 au nord, entraient dans le sanctuaire français. Alors qu’Eugène de Beauharnais, fils adoptif de Napoléon et vice-roi d’Italie, luttait contre les Autrichiens, Joachim Murat, maréchal d’Empire et roi de Naples, trahit son empereur et accessoirement beau-frère pour sauver son trône. En janvier 1814, les Coalisés affrontèrent avec les armées du prussien Blücher et de l’autrichien Schwarzenberg un Napoléon qui avait retrouvé toute son énergie d’antan. Bien que manquant de tout, l’Empereur fit douter les Coalisés en leur infligeant plusieurs défaites et en manquant de peu de détruire l’une des deux armées qu’on lui opposait. Finalement, l’insupportable différence numérique fit la différence et Paris tomba. En avril, Napoléon abdiqua : il n’était plus désormais que l’empereur de l’île d’Elbe, au large de l’Italie. Un gouvernement provisoire, mené par Talleyrand, dirigea la France jusqu’à ce que la Restauration royale soit effective sous Louis XVIII de Bourbon.

L’Europe sous la Sixième Coalition (en rouge), avant les changements territoriaux du Congrès de Vienne (1814-1815)

Le Congrès de Vienne (1814-1815) vit se rassembler toutes les puissances européennes autour des questions les plus épineuses : les questions polonaise, saxe et de la gouvernance à appliquer sur les terres allemandes. Le sort de la France restait flou. Sur ce dernier point, Talleyrand, qui représentait la France au congrès, parvint à un miracle diplomatique, plaçant la France comme arbitre entre les Coalisés qui se disputaient sur les autres questions. Finalement, la Pologne revint largement à la Russie, qui voyait là ses ambitions à l’ouest satisfaites. La Prusse, en dédommagement de l’avancée russe en Pologne, obtint la moitié de la Saxe, une petite partie de Pologne et des territoires de l’ouest des terres allemandes, aux abords du Rhin. L’Autriche, pour ne pas être en reste, recouvra ses terres d’avant 1805 (des territoires en Italie et en Allemagne) et chapeauta la Confédération germanique, héritière de la Confédération du Rhin qu’avait créée Napoléon. Il faut dire qu’en 1806 la Confédération du Rhin avait remplacé le Saint Empire Romain germanique, vieux de 900 ans, que chapeautait l’Autriche. Il n’était donc pas illogique que l’Autriche retrouve son rôle d’antan concernant ces territoires, au travers de la nouvelle Confédération germanique.

L’Europe après les changements territoriaux du Congrès de Vienne, en rouge la Septième Coalition antifrançaise (1815)

Toutes les questions étaient réglées mais Napoléon choisit ce moment pour revenir. Il débarqua dans le sud de la France et renversa, sans tirer un coup de feu, la Restauration royale. Il faut dire que Louis XVIII, se voulant modéré et libéral, s’était laissé critiquer par la presse sans réagir, ne s’était pas entouré de ses soutiens et avait désarmé la France tout en réinstaurant la suprématie de l’origine sur le mérite dans l’armée, provoquant la grogne de cette dernière. Débarqué le 1er mars 1815, Napoléon reprit le pouvoir le 20 mars. Sa restauration impériale était bien plus fragile, bien moins autoritaire, et peinait à trouver des soldats. L’Europe se ligua immédiatement contre l’Empereur, formant la Septième Coalition. Napoléon tenta de négocier mais les Coalisés restaient sourds. Il abolit la traite des Noirs pour se concilier les Britanniques, en vain. Murat, sur le trône de Naples, n’aidait pas ; il choisit ce moment pour essayer d’unifier l’Italie, se mettant à dos son seul soutien européen : l’Autriche, qui avait un large pan de l’Italie du nord sous sa férule. Pour l’Europe, la complicité entre l’empereur et son beau-frère était évidente. Murat tenta une offensive et échoua lamentablement face aux Autrichiens. Il venait de perdre son trône.

Itinéraire de Napoléon durant les Cent Jours (mars-juin 1815)
La France occupée après la victoire de la Septième Coalition (1815-1818)

De son côté, Napoléon décida de mener une campagne offensive en Belgique contre les armées anglo-hollandaise de Wellington et prussienne de Blücher. L’Empereur pensait qu’obtenir de rapides victoires était la meilleure manière d’amener l’Europe à la table de la négociation. La campagne dura quatre jours. Napoléon tira sa dernière victoire du premier affrontement : la bataille de Ligny contre les Prussiens, tandis que le maréchal Ney repoussait avec difficulté les anglo-hollandais de Wellington à la bataille des Quatre-Bras. Napoléon essaya de détruire l’armée de Wellington à Mont-Saint-Jean. Il était en passe de l’emporter, le 18 juin 1815, lorsque l’armée prussienne se porta sur son flanc, provoquant la déroute de l’armée française. Cette bataille, qui prit le nom de Waterloo, était une victoire surtout allemande, la dernière bataille pour Napoléon. Celui-ci, de retour à Paris, affronta le pouvoir législatif mais plia rapidement et abdiqua en faveur de son fils le 22 juin 1815. Il ne fut pas entendu : la seconde Restauration royale fut préférée à la dynastie Bonaparte avec le retour de Louis XVIII. Napoléon fut exilé sur la lointaine île de Sainte-Hélène, au large de l’Afrique où il décéda en 1821. L’Europe, cette fois, occupa la France pour trois années et lui fit payer une très lourde indemnité de guerre. Il n’y aurait pas de second miracle diplomatique.

Figures Historiques principales :

Napoléon Bonaparte (1769-1821) : Empereur des Français (1804-1814 ; 1815)

Joseph Bonaparte (1768-1844) : roi de Naples (1805-1808) puis d’Espagne (1808-1813).

Louis Bonaparte (1778-1846) : roi de Hollande (1806-1810).

Jérôme Bonaparte (1784-1860) : roi de Westphalie (1807-1813).

François II du Saint Empire Romain puis simplement François Ier d’Autriche (1768-1835) : Empereur du Saint Empire Romain germanique (1792-1806) puis d’Autriche (1804-1835).

Alexandre Ier (1777-1825) : tsar de Russie (1801-1825).

Frédéric-Guillaume III (1770-1840) : roi de Prusse (1797-1840).

George III de Hanovre (1738-1820) : roi de Grande-Bretagne et d’Irlande (1760-1801) puis du Royaume Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande (1801-1820).

Charles IV (1748-1819) : roi d’Espagne (1788-1808).

Ferdinand VII de Bourbon (1784-1833) : roi d’Espagne (1808 ; 1814-1833).

Eugène de Beauharnais (1781-1824) : vice-roi d’Italie et fils adoptif de Napoléon Bonaparte.

Des maréchaux du Premier Empire français : Joachim Murat (également roi de Naples de 1808 à 1815), Jean Lannes, Michel Ney, Louis Nicolas Davout, Jean-de-Dieu Soult, le prince polonais Joseph-Antoine Poniatowski, André Masséna, Jean-Baptiste Bernadotte (prince puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean).

Des généraux des coalitions : Gebhard Leberecht von Blücher (prussien), Karl Wilhelm Ferdinand von Brunswick (prussien), Karl Philipp zu Schwarzenberg (autrichien), Mikhaïl Koutouzov (russe), Michel Barclay de Tolly (russe), Levin August von Bennigsen (russe), Arthur Wellesley, duc of Wellington (anglo-irlandais) et l’amiral Horacio Nelson (anglais),

Des diplomates : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (France), Robert Stewart Castlereagh (Britannique), Klemens Wenzel von Metternich (Autriche), Wilhelm von Humboldt (Prusse).

Dates importantes :

15 juillet 1801 : le concordat.

2 décembre 1804 : sacre de Napoléon Ier.

2 décembre 1805 : bataille d’Austerlitz.

21 octobre 1805 : bataille navale de Trafalgar.

14 octobre 1806 : les batailles de Iéna et Auerstedt.

8 février 1807 : bataille d’Eylau.

14 juin 1807 : bataille de Friedland.

1808 : Joseph Bonaparte sur le trône madrilène, début de la guérilla espagnole.

21-22 mai 1809 : bataille d’Essling.

5-6 juillet 1809 : bataille de Wagram.

22 juin 1812 : invasion de la Russie par Napoléon.

7 septembre 1812 : bataille de la Moskova (nommée aussi Borodino).

26-29 novembre 1812 : bataille de la Bérézina.

15-19 octobre 1813 : bataille de Leipzig.

9-14 février 1814 : campagne des Six-Jours, victoires de Napoléon.

11 avril 1814 : première abdication de Napoléon Ier.

1er mars-20 mars 1815 : retour de Napoléon, le « vol de l’Aigle ». Début des Cent-Jours.

18 juin 1815 : bataille de Waterloo.

22 juin 1815 : seconde abdication de Napoléon Ier.

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Sources (texte) :

Marill, Jean-Marc (2018). Histoire des guerres révolutionnaires et impériales 1789-1815. Paris : Nouveau Monde éditions / Ministère des Armées, 544p.

Lentz, Thierry (2018). Le Premier Empire. Paris : Fayard / Pluriel, 832p.

Sources (images) :

http://napoleon1news.canalblog.com/archives/2008/05/06/9086620.html (sacre de Napoléon)

https://twitter.com/jb90703/status/998897622843731968 (carte de la Troisième Coalition)

https://www.napopedia.fr/fr/Campagnes/prusse (campagne de Prusse et de Pologne)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9s_de_Tilsit (Tilsit)

http://www.napopedia.fr/fr/Campagnes/sautriche (campagne française en 1809)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_Empire (Premier Empire à l’apogée)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_de_Napol%C3%A9on_Ier_en_Espagne (campagne française d’Espagne)

https://www.napopedia.fr/fr/Campagnes/russie (carte campagne de Russie)

https://theatrum-belli.com/campagne-de-france-1814-comment-une-serie-de-victoires-tactiques-menent-a-une-defaite-strategique/ (vision stratégique de la campagne de France)

https://www.youtube.com/watch?v=b8zcRzsORX4&t=354s(carte de la situation européenne avant et après le Congrès de Vienne et également de la Septième Coalition)

https://www.napopedia.fr/fr/Campagnes/centjours (parcours de Napoléon durant les Cent Jours)

https://en.wikipedia.org/wiki/Treaty_of_Paris_(1815) (occupation de la France)

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