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  • Règne de Louis XIV (partie III) : la Fronde parlementaire (1648-1650) - Rappel : Au XVIIe siècle, l’Etat français tendait vers l’absolutisme, c’est-à-dire la centralisation. Pour ce faire, celui-ci se structurait, récoltait mieux les impôts et imposait davantage, ce qui engendra des révoltes antifiscales répétées dans les milieux ruraux. Pourtant, ces impôts ne suffisaient pas à couvrir les coûts démesurés de la guerre, poussant l’Etat à emprunter non seulement aux banques italiennes, mais également aux « Grands ». Ces membres de l’aristocratie gardaient de ce fait une puissance significative. De par leur puissance, les « Grands »...

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  • Règne de Louis XIV (partie II) : le contexte de la Fronde (1635-1648) - Rappel : En 1517, les 95 thèses de Martin Luther donnèrent naissance au protestantisme. Cette nouvelle religion, dérivée du catholicisme, considérée comme une hérésie par le pape, gagna de nombreux Etats allemands du Saint Empire romain germanique, puis plusieurs Etats du nord de l’Europe. Cette nouvelle « religion prétendue réformée » engendra nombre de guerres, dont les huit guerres de Religion en France (1562-1598). En Allemagne, la situation se stabilisa avec la paix d’Augsbourg de 1555, permettant au protestantisme d’exister. Seulement, au...

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  • Règne de Louis XIV (partie I) : héritier né dans un tumulte particulier (1517-1648) - Fils de Louis XIII et Anne d’Autriche, Louis XIV vit le jour dans un contexte particulier : celui de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Pour en saisir les enjeux, il est essentiel de s’y attarder. Tout ceci avait débuté un siècle plus tôt avec la publication par Martin Luther de 95 thèses en 1517. Sa voix fut portée par l’invention très récente de l’imprimerie (1450-1452). Ainsi naquit, dérivée du catholicisme, la religion réformée, aussi appelée protestantisme, luthérianisme ou dénigrée en...

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  • Brièvement : la Première Guerre mondiale (1914-1918) - Au lendemain de la guerre franco-allemande (1870-1871), le tout naissant Kaiserreich allemand craignait – à juste titre – l’esprit revanchard de la IIIe République française. Bismarck, fin politicien et chancelier allemand, mit dès lors en place le système bismarckien en Europe, visant à isoler diplomatiquement la France. L’Allemagne de Guillaume Ier se rapprocha ainsi de l’Autriche-Hongrie de François-Joseph Ier et de la Russie tsariste d’Alexandre II. Ladite Entente des trois empereurs, signée en 1873, faisait pourtant coopérer deux puissances aux...

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  • La Première Guerre mondiale (partie XI) : Versailles et le bilan - Rappel : Malgré la sortie de guerre de la Russie, l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 promettait un bouleversement de l’équilibre des forces sur le front Ouest en 1918. Ludendorff en avait conscience et échafauda alors l’offensive « Micheal », en mars 1918. C’était l’offensive de la dernière chance, destinée à annihiler l’armée britannique et créer une percée dans le front. Il fallait faire vite, car une autre menace pesait. En 1918 se répandit la « grippe espagnole » dans les tranchées. Elle faucha...

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  • La Première Guerre mondiale (partie X) : la fin de la Grande Guerre (1918) - Rappel : qu’importe la grève militaire de la moitié de l’armée française, Haig fit repartir – non sans mal – les Britanniques à l’assaut le 31 juillet 1917. Il engagea ainsi la 3e bataille d’Ypres, énième hécatombe à l’utilité stratégique contestable. Surtout que Haig ayant pu avancer grâce à une technique novatrice dite « offensive à la Plumer » (du nom de son créateur) consistant en une avancée pas à pas, s’obstina avec la bataille de Passchendaele, extension de la 3e bataille...

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  • La Première Guerre mondiale (partie IX) : les Etats-Unis entrent, la Russie sort (1917-1918) - Rappel : A l’Ouest, le généralissime Nivelle et son homologue britannique Haig lancèrent une double offensive sur les saillants de la Somme, juste après que les Allemands se soient repliés sur une nouvelle ligne défensive, dite ligne Hindenburg. Les batailles du Chemin des Dames (côté français) et d’Arras et Vimy (côté britannique) furent d’énièmes boucheries inutiles. Se déclencha alors une grève militaire (et non des mutineries, comme on les a improprement nommées) pour la moitié de l’armée française. Celle-ci refusa de...

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  • La Première Guerre mondiale (partie VIII) : l’année de la rupture des armées de l’Entente (1917) - Rappel : Au-delà de la chasse aux navires allemand sur les océans lointains, plusieurs batailles navales se déroulèrent en mer du Nord, dans l’espace séparant le Danemark et le Royaume-Uni. Parmi celles-ci, les plus importantes furent la bataille d’Heligoland (1914), la bataille du Dogger Bank (1915) et la bataille du Jutland (1916), toutes des victoires britanniques, bien que celle du Jutland – la plus grande bataille navale de la Première Guerre mondiale – soit une victoire à la Pyrrhus. Ces batailles...

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  • La Première Guerre mondiale (partie VII) : batailles navales, blocus maritime, fronts Est, italien, ottoman et colonial (1916) - Rappel : Les économies belligérantes, non préparées à une guerre totale et ayant de ce fait déjà atteint leurs limites en 1915, durent verser dans l’économie de guerre pour que leur puissance militaire ne s’en trouve plus restreinte. En France, les femmes, notamment, furent embauchées à tour de bras pour un salaire peu attractif et des horaires étendus : les munitionnettes. Il était temps que les économies se mettent à jour pour tenir la cadence et répondre aux ambitions des généraux...

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  • La Première Guerre mondiale (partie VI) : Verdun, Somme, l’année des grandes batailles à l’Ouest (1916) - Rappel : aux lourdes pertes austro-hongroises de 1914 (1,2 million d’hommes) vinrent s’ajouter les 800 000 pertes consenties entre janvier et avril 1915. Vienne suffoquait. Or, l’Italie y vit une occasion pour obtenir les terres austro-hongroises qu’elle revendiquait depuis des années. L’Allemagne était trop occupée par ses deux fronts pour réagir et la Russie, puis la Triple-Entente, firent des offres généreuses à l’Italie. Qu’importe la Triplice de 1882, l’Italie entra en guerre contre l’Autriche-Hongrie en 1915. L’offensive décidée par Cadorna, chef d’état-major...

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