La guerre de Sécession (partie VII) : début des hostilités et seconde vague de sécessions (1861)

La guerre de Sécession (partie VII) : début des hostilités et seconde vague de sécessions (1861)

semi daonil Kyenjojo Rappel : la sécession du Sud fut préventive, c’est-à-dire que les sudistes jugèrent Lincoln avant même qu’il n’entre en fonction. Les sudistes modérés furent pris de court : la majorité des sudistes étaient des unionistes conditionnels. En d’autres termes, ils auraient préféré rester dans l’Union et ne la quitter qu’à condition que la politique de Lincoln ne leur devienne insupportable. Cela expliquait l’une des craintes des sécessionnistes en 1861 : la tendance majoritaire n’était pas strictement sécessionniste. Pour les sécessionnistes, il s’agissait désormais de convaincre tant leur peuple que les états limitrophes, indispensables à l’essor d’un nouveau pays car davantage industrialisés. En fait, les sécessionnistes devaient désormais convaincre ceux qui ne possédaient pas d’esclaves. Car les unionistes conditionnels du Sud et les populations des états limitrophes étaient bien souvent ceux qui ne possédaient pas d’esclaves. Une propagande désormais éculée sur la dangerosité des Noirs se diffusa plus encore. Alors qu’une Convention pour la paix inutile se déroulait à Washington le 4 février 1861, une autre réunion, elle bien plus utile, se tenait à Montgomery le même jour. Les sudistes y choisirent Jefferson Davis comme président et jetèrent les bases de leur nouvelle nation. Lincoln, pas encore investi, misait sur une politique attentiste. En se montrant modéré face à cette crise, il comptait faire douter les sudistes sur leurs certitudes. Personne ne souhaitait la guerre. Seulement, il restait des garnisons fédérales (Union) sur les terres des Confédérés. Les tensions se cristallisèrent autour du fort Sumter dans la baie de Charleston, en Caroline du Sud. Lincoln, entré en fonction, décida de ravitailler le fort en nourriture. Davis avait le choix : laisser-faire ou déclencher la guerre. Celui-ci, sous pression, choisit la guerre. Une union sacrée des partis politiques s’organisa avec la mobilisation au Nord.

La chute de fort Sumter (14 avril) déclencha une allégresse frénétique dans les états limitrophes (septentrionaux du Sud). Aucun n’envoya les régiments demandés par Washington. Beaucoup prétextèrent, comme les Confédérés, que Lincoln déclenchait la guerre par son odieuse décision du 15 avril relative à la levée de régiments. Mais les manifestations dans le Sud avaient commencé avant le 15 avril, ce n’était donc qu’un prétexte. La Confédération avait désespérément besoin du soutien des états limitrophes car ceux-ci détenaient la moitié de la population du Sud, deux tiers de sa population blanche, trois quarts de ses capacités industrielles, la moitié de ses chevaux, les trois cinquièmes du bétail et des cultures vivrières ainsi que d’excellents chefs militaires, notamment Robert E. Lee, Thomas J. Jackson ou encore Joseph E. Johnson (par ailleurs tous Virginiens). Très vite, les sécessionnistes emportèrent les unionistes et les modérés sur leur passage. Le 17 avril 1861, la Virginie vota en faveur de la sécession ; un vote qui fut ratifié par référendum le 23 mai.

La Virginie, en plus d’apporter le futur meilleur général confédéré (Lee), permettait de s’emparer de l’une des deux fabriques d’armes du pays divisé : la fabrique de Harper’s Ferry (la seconde se trouvait à Springfield dans le Massachusetts, dans le Nord) ; mais aussi de capturer Gosport, la première base navale des Etats-Unis* et le plus grand chantier naval du Sud. Malgré des tentatives pyromanes ou de sabordage, la majorité du matériel de Harper’s Ferry et de Gosport tomba dans les mains des Confédérées. Le 27 avril, la Virginie, toujours pas officiellement sécessionniste (le référendum ayant lieu un mois plus tard), proposa de faire de Richmond la capitale des états confédérés. La proposition fut acceptée le 21 mai, notamment pour consolider cette alliance. La Virginie apportait à la Confédération l’état le plus peuplé et industrialisé du Sud. Sa capacité industrielle égalait presque celle de tous les autres états confédérés réunis. La fonderie de Tredegar, à Richmond, était la seule de la Confédération qui pouvait produire du matériel lourd.

*J’utiliserai désormais « les Etats-Unis » ou les « Américains » pour me référer au territoire englobant les deux belligérants. Pour désigner ces belligérants spécifiquement, j’utiliserai « l’Union », « les Fédéraux », « le Nord » ou « les nordistes » pour les états dirigés par Lincoln et « la Confédération », « les Confédérés », « le Sud » ou les sudistes » pour les états dirigés par Davis.

Robert Edward Lee (1807-1870), général de la Confédération (1861-1865) puis général en chef des armées confédérées (1865).

Robert E. Lee, militaire virginien très prometteur, était résolument opposé à l’esclavage et à la sécession. Scott (également virginien) et Lincoln lui offrirent le commandement de l’armée de l’Union le 18 avril, juste après la sécession de la Virginie. Lee resta fidèle à son état, avec regret : il leur retourna secrètement les mots suivants « « Je vois la sécession comme de l’anarchie… Mais comment puis-je me résoudre à tirer l’épée contre mon État natal, ma famille, mes amis ? ». À l’inverse, d’autres sudistes s’engagèrent pour l’Union et furent décisifs pour sa victoire finale tels que George H. Thomas (Virginien), David G. Farragut (Tennesséen) ou John Gibbon (Nord-Carolinien). Des nordistes ayant épousé des femmes sudistes s’engagèrent du côté de la Confédération également, notamment Josiah Grogas qui devint chef du matériel de la Confédération et fit des miracles pour fournir continuellement les armées confédérées en armes et munitions par l’improvisation et l’industrialisation accélérée.

Josiah Gorgas (1818-1883), chef de l’ordonnance de l’armée de la Confédération.

L’Arkansas fit sécession le 6 mai. La Caroline du Nord le 20. Le Tennessee fit officiellement sécession le 8 juin par référendum. Pour le haut Sud comme pour le Sud profond, on disait s’en aller en guerre pour les droits, la liberté, la souveraineté des états, l’honneur. Mais la véritable raison était l’esclavage et la liberté d’emmener ses biens serviles partout. Ce penchant était clair dans les votes. Plus une ville, un comté, un état ou un représentant avait d’esclaves, plus le vote penchait vers la sécession.

Les états limitrophes étaient chancelants. Le Maryland, le Kentucky et le Missouri manquèrent de faire sécession, ce qui aurait apporté une grande aide aux Confédérés en population, chevaux, puissance militaire et industrielle. Le Kentucky, de surcroît, offrait l’Ohio comme barrière défensive. Le fleuve Ohio et ses deux affluents, le Cumberland et le Tennessee, se déversant dans les états du Tennessee et de l’Alabama, était d’une grande importance stratégique. Le contrôler sera un avantage naturel redoutable pour l’Union. Le Maryland était encore plus crucial car il bordait le District of Columbia, donc la capitale fédérale : Washington. Au Maryland, justement, le maire de Baltimore n’était pas un unioniste convaincu et le chef de la police ainsi qu’une forte minorité étaient sécessionnistes. Seul l’unionisme acharné du gouverneur du Maryland, Thomas Hicks, permit à l’état de rester dans l’Union. Le gouverneur empêcha tout bonnement la tenue d’une assemblée en session.

Le 19 avril, le 6e régiment du Massachusetts fut obligé de passer à pied dans Baltimore pour parcourir la distance entre deux gares et se rendre à Washington. Les sécessionnistes provoquèrent les soldats et tirèrent sur le régiment. Certains soldats répondirent. Quatre soldats et douze habitants de Baltimore décédèrent ce jour-là. Ils furent les premières victimes des quelque 700 000 que fera cette guerre. Les tensions s’exacerbèrent après le départ du 6e régiment : les ponts et voies ferrées furent coupés, les poteaux télégraphiques mis à bas. Baltimore était isolée, seules des rumeurs parvenaient à Washington. Parmi elles, la rumeur d’une attaque confédérée depuis la Virginie. Le 25 avril, les régiments du Nord se déversèrent enfin dans Washington. Lincoln fit stationner des masses militaires autour des liaisons ferroviaires dans le Maryland. L’état se déclara neutre. Lincoln fit constamment transiter des soldats par l’état, si bien que celui-ci devint peu à peu unioniste. En juin 1861, le Maryland avait déjà fourni quatre régiments à Washington. Il faut dire que le président imposa la loi martiale à Baltimore et fit arrêter, sans motif et sans les inculper, les sécessionnistes les plus influents. Certains seront tenus prisonniers jusqu’en décembre 1861, voire février 1862.

Pendant ce temps, le Missouri s’enflammait également. Le gouverneur, Clairborne Fox Jackson, était un sécessionniste convaincu, ancien leader de bandits frontaliers du Kansas. L’affrontement était inévitable. Le capitaine, puis général de brigade, Nathaniel Lyon prit la tête de régiments germano-américains unionistes. Jackson cherchait à s’emparer de l’arsenal fédéral de Saint Louis – le plus vaste des états esclavagistes, contenant 60 000 armes. Pour cela, il pouvait compter sur ses 7 000 miliciens qui se rassemblèrent dans un camp à l’orée de la ville. Jackson reçut des canons de Bâton-Rouge, envoyés par Jefferson Davis. Mais Lyon fut plus malin. Il fit d’abord transférer 21 000 fusils modernes de l’autre côté du Mississippi, par sécurité. Puis, il captura le camp des sécessionnistes, sans coup férir, le 10 mai.

Clairborne Fox Jackson (1806-1862), gouverneur du Missouri (1861).

Défilant dans Saint Louis, les régiments unionistes se firent tirer dessus et répliquèrent. Des combats de rue s’en suivirent. Cette fusillade poussa de nombreux unionistes conditionnels à rejoindre les sécessionnistes. Lyon occupa Jefferson City, la capitale d’état, le 15 juin. Puis, il poursuivit le gouvernement Missouriens sécessionniste et sa milice jusqu’au bout du Missouri. Toute la guerre durant, des raids et des francs-tireurs allaient secouer l’état. Deux gouvernements existaient désormais au Missouri : l’un unioniste et l’autre sécessionniste. Le second fut admis comme douzième état confédéré le 28 novembre 1861. Pourtant, le gouvernement fut chassé du Missouri dès 1861 et demeura donc un gouvernement en exil pendant toute la guerre.

Nathaniel Lyon (1818-1861), général de l’Union.

3/4 des Blancs du Missouri et 2/3 des Blancs du Maryland qui prirent part aux hostilités le firent dans le camp unioniste. Concernant le Kentucky, 2/5 de combattants s’engagèrent chez les Confédérés. Cet état frontalier était géographiquement et culturellement le plus divisé dans cette guerre. Le Kentucky se déclara neutre de prime abord. Cet état avait fourni, au travers d’Henry Clay, trois grands compromis en 1820, 1833 et 1850 pour calmer les tensions sectionnelles. John J. Crittenden, également du Kentucky, avait bien essayé d’en faire adopter un quatrième en 1861, sans succès. D’ailleurs, le Kentucky était aussi bien l’état natal de Lincoln que celui de Davis.

Le gouverneur kentuckien était favorable à la Confédération et un commerce se développa par voie fluviale ou terrestre (ferroviaire). Lincoln, qui avait accepté la neutralité du Kentucky pour ne pas le brusquer, ferma les yeux sur ce commerce avec la Confédération pendant la première moitié de 1861. Une fois la position unioniste solidement au pouvoir, Lincoln fit appliquer, en août, une loi de juillet interdisant tout commerce avec les états confédérés. Le blocus maritime avait déjà été déclaré contre la Confédération. Du reste, un état se déclarant neutre était-il bien différent d’un état faisant sécession ? C’était, dans les deux cas, une preuve de souveraineté de l’état. Lincoln en avait conscience mais fut patient, à raison. Le Kentucky finit par choisir l’Union. Par sa position géographique et stratégique, cet état ne pouvait demeurer neutre.

L’événement qui décida le Kentucky fut d’ordre militaire. En septembre 1861, une troupe unioniste était positionnée dans l’Illinois et faisait face à une troupe confédérée positionnée dans le nord-ouest du Tennessee. Au milieu, une position stratégique : les hauteurs de Columbus, au Kentucky, permettant de contrôler le Mississippi. Leonidas Polk, brillant élève de West Point puis ecclésiastique jusqu’à en devenir évêque, avait rechaussé les bottes de général pour la Confédération. Tout le destinait à un bel avenir militaire. Au contraire, son opposant était Ulysses S. Grant, piètre élève de West Point, poussé à la démission de l’armée pour ivrognerie en 1854, volontaire de l’Union en 1861, propulsé au grade de général car l’armée nordiste manquait de cadres. Pourtant, Polk n’allait pas briller pendant la guerre, à l’inverse de Grant qui deviendra commandant suprême des armées de l’Union puis président des États-Unis.

Hiram Ulysses Grant, dit Ulysses « Sam » Grant (1822-1885), général de brigade (1861-1864) puis commandant en chef de l’armée de terre des Etats-Unis (1864-1869) puis 18e président des Etats-Unis (1869-1877). Ici une photo datant de 1861.

Polk bougea le premier en septembre, Grant suivit. L’armée confédérée avait, la première, envahie le Kentucky, poussant l’état vers l’Union. Deux cents délégués du Kentucky formèrent néanmoins un gouvernement provisoire qui régnait sur le quart sud-est du Kentucky et déclarèrent la sécession de l’état. Comme au Missouri, deux gouvernements coexistèrent. Les 3/4 du Kentucky étaient sous le contrôle de l’Union, donc unioniste, le dernier quart sous celui des Confédérés, donc sécessionniste. Le Kentucky, du moins son quart sud-ouest, fut accepté comme treizième état confédéré le 10 décembre 1861.

Le Delaware, le 4e état frontalier, resta unioniste sans l’ombre d’un doute. Certaines zones des états frontaliers ayant fait sécession étaient profondément opposées à la décision de leur état. Des groupes séparatistes émergèrent. Le Tennessee oriental essaya de s’émanciper, sans succès. La Virginie occidentale, en revanche, y parvint. Le nord-ouest de la Virginie était très différent du reste de l’état : presque pas d’esclavage et les noirs y étaient quasiment tous libres. Depuis des années, la législature esclavagiste s’arrogeait la majorité des investissements internes de l’état, délaissant le nord-ouest montagneux. Les esclavagistes contrôlant l’état, les biens serviles n’y étaient taxés qu’au tiers de leur valeur, contrairement aux autres biens. La frustration s’était emmagasinée depuis des années dans le nord-ouest. Wheeling, la ville la plus peuplée de Virginie occidentale, était, de plus, très éloignée de Richmond et très proche de Pittsburgh (en Pennsylvanie). Après avoir signé une convention à Wheeling et suite à des manifestations unionistes, la Virginie occidentale déclara l’assemblée de Richmond illégale et forma son propre gouvernement le 20 juin 1861. Lincoln s’empressa de reconnaître ce gouvernement.

Pour avoir une carte parfaite, la Virginie occidentale aurait dû être séparée de la Virginie

Après des débats houleux, la convention adopta, le 20 août, une « ordonnance de démembrement ». Les électeurs du nord-ouest ratifièrent cette décision par référendum le 24 octobre. Cette scission de la Virginie n’aurait pas été possible sans le soutien de l’armée unioniste. La Virginie occidentale représentait, de fait, un atout stratégique : la voie ferrée reliant Baltimore à l’Ohio (état) et le fleuve Ohio lui-même y passaient, formant une importante ligne logistique pour l’Union. Or, en juin 1861, la Virginie occidentale avait besoin d’un appui militaire. Pour autant, le général Scott avait mobilisé ses troupes pour la défense de Washington. Heureusement, le gouverneur de l’Ohio William Dennison avait, comme beaucoup d’états nordistes, levé trop de troupes. Il disposait de plus de George B. McClellan, William S. Rosecrans et Jacob D. Cox, tous des futurs commandants de l’armée unioniste. Avec l’aide de l’Indiana, Dennison put envoyer des hommes pour faire la jonction avec les Virginiens occidentaux.

Le détachement unioniste comptait 3 000 hommes, deux fois plus que la force confédérée menaçant la Virginie occidentale ne pouvait en aligner. Alors, les Confédérés se replièrent au sud. McClellan prit la suite des opérations en main côté unioniste. À Richmond, Robert E. Lee avait bien du mal à dégoter des renforts et des armes pour le lointain nord-ouest. Il en trouva assez pour donner au général Robert S. Garnett 4 500 hommes. En face, McClellan disposait de 20 000 hommes. Ayant confié différentes missions à ses subordonnés, McClellan attaqua Garnett avec 12 000 hommes le 11 juillet. Il fit diversion et suivit le judicieux plan de Rosecrans qui souhaitait attaquer de flanc par surprise avec un détachement avant que McClellan n’attaque de front avec sa force principale. Finalement, alors que Rosecrans mettait à mal les Confédérés sur le flanc, McClellan se fia à des rumeurs disant que son subordonné était en mauvaise posture et décida de ne pas attaquer. Cette attitude préfigurerait du comportement de McClellan pendant toute la guerre. Les Fédéraux parvinrent néanmoins à bousculer les Confédérés, faisant 170 victimes pour environ 60 pertes coté unioniste. La force confédérée se dispersa et Garnett fut le premier général de la guerre de Sécession tué au combat le 13 juillet 1861.

La déroute de cette petite force confédérée assura l’indépendance de la Virginie occidentale. Robert E. Lee arriva sur place pour relever la situation. Il disposait de 20 000 hommes dispersés en plusieurs endroits. Chose rare dans cette guerre, les Confédérés avaient la supériorité numérique. À cause de la pluie, du terrain, d’un plan trop complexe, de la fatigue et de la maladie qui touchait ses hommes, Lee échoua à déloger 3 000 Unionistes de Cheat Mountain, malgré l’assaut de 10 000 des siens. Le 15 septembre, Lee renonça et se dirigea vers le sud où les généraux confédérés Floyd et Wise se disputaient plus qu’ils ne s’attaquaient à Rosecrans. Jefferson Davis renvoya Wise à Richmond pour mettre fin à ces chamailleries. Lee attaqua Rosecrans, sans succès. Début octobre, Lee fut rappelé vers les côtes de Caroline du Sud. Le général avait déçu. Début novembre, Rosecrans reprit l’offensive et libéra la Virginie occidentale des troupes confédérées. Pourtant, pareille au Missouri, la Virginie occidentale fut gangrenée par des franc-trieurs et une guérilla qui mobilisa de nombreuses forces unionistes pendant toute la guerre. La Virginie occidentale acceptera l’émancipation de l’esclavage comme prérequis à l’intégration dans l’Union le 20 juin 1863.

Au Tennessee oriental, les unionistes essayèrent de rallier l’Union par deux conventions à Knoxville les 30 et 31 mai 1861. Mais sans l’appui militaire nordiste, ces tentatives ne pouvaient réussir. Le Kentucky, dont il fallait encore respecter la neutralité (l’état ne rejoignant l’Union qu’après l’invasion de Polk en septembre), bloquait le passage. Une fois le Kentucky décidé, les fédéraux purent engager des forces au Tennessee. Lincoln pressa d’aller aider le Tennessee mais tous ses militaires étaient occupés et le Tennessee semblait bien lointain. En novembre, des rumeurs firent s’activer les unionistes de la partie orientale du Tennessee. Mais le général William Tecumseh Sherman, pas encore confiant, retint en Virginie la petite armée qui devait s’aventurer au Tennessee. Cette décision lui vaudra presque sa place ; on l’envoya par la suite au Missouri pour des missions obscures. Une nouvelle tentative mena les unionistes sur des terrains difficiles en janvier 1862, où ils affrontèrent et repoussèrent une force confédérée de même acabit à Logan’s Cross le 19. Les forces fédérales, ironie du sort, « libérèrent » la partie occidentale sécessioniste du Tennessee mais ne purent porter assistance à la partie orientale unioniste. Dans la partie orientale du Tennessee, les Confédérés imposèrent alors la loi martiale, exécutèrent cinq insurgés et en emprisonnèrent d’autres. 30 000 Blancs du Tennessee combattirent dans les rangs de l’Union alors que leur état ne fut libéré qu’en septembre 1863. Mais n’avançons pas trop vite.

Source (texte) :

https://mon-break.com/83473-cdc-paxlovid-prescribing-guidelines-48625/ McPherson, James M. (1991) Märsta paxlovid price usa . La guerre de Sécession http://rwtrucking.ca/17686-metformin-93365/ . Paris xenical snappingly  : Robert Laffont paxlovid price Figueres , 1020p.

Sources (images) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Lee (Lee)

https://en.wikipedia.org/wiki/Josiah_Gorgas (Gorgas)

https://en.wikipedia.org/wiki/Claiborne_Fox_Jackson (gouverneur Jackson)

https://en.wikipedia.org/wiki/Nathaniel_Lyon (général Lyon)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ulysses_S._Grant (US Grant, jeune)

http://emancipationnoirsmusique.blogspot.com/p/face-la-segregation.html (carte montrant les différentes vagues de sécession)

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