La guerre de Sécession (partie III) : le contexte politique, du Kansas-Nebraska Act au Bleeding Kansas (1850-1855)

La guerre de Sécession (partie III) : le contexte politique, du Kansas-Nebraska Act au Bleeding Kansas (1850-1855)

https://diabetesfrees.com/januvia-review-features-dosage-and-side-effects/ Rappel : Après la guerre du Mexique, les Américains devaient décider si les nouvelles terres obtenues deviendraient des états esclavagistes ou libres. La clause Wilmot, cherchant à limiter l’influence esclavagiste, fit éclater une confrontation de plus en plus sectionnelle (Nord contre Sud). Les intérêts des sudistes divergeaient tant de ceux des nordistes qu’il importait désormais de savoir quel camp compterait le plus d’états et donc de représentants au Congrès. Le sudiste Taylor devint président en 1848. Pourtant, secondé par le nordiste abolitionniste Seward, Taylor trahit son électorat sudiste et mena une politique nordiste : les terres prises au Mexique n’acceptaient pas l’esclavage avant de devenir américaines, pourquoi changer ? Il poussa la Californie à adopter une constitution libre et soutint le Nouveau-Mexique qui voulait faire de même. Le Sud, exaspéré, ne pouvait pourtant faire sécession. Taylor était un candidat des whigs sudistes et il venait d’accéder à la présidence. Privés du soutien des whigs, les sudistes n’avaient pas l’unité nécessaire pour faire sécession. De fait, les sudistes furent également apaisés par le « compromis de 1850 ». Taylor décéda subitement en juillet 1850. Après un président sudiste à la politique nordiste, c’est l’exact opposé qui se produisit : Millard Fillmore fut un président nordiste à la politique sudiste. Il désamorça la situation avec le « règlement définitif » (une version modifiée du compromis de 1850, qui posait encore problème). Le Nouveau-Mexique et l’Utah restèrent sans restriction sur l’esclavage et la loi sur les esclaves fugitifs fut renforcée (donnant très souvent raison aux planteurs qui venaient réclamer des esclaves ayant fui dans des états nordistes). L’apaisement ne dura qu’un temps. L’application stricte de la loi sur les fugitifs déclencha la « bataille » de Christiana (Pennsylvanie) : des planteurs voulant récupérer des esclaves fugitifs furent tués par des Noirs. L’année étant particulièrement mauvaise pour la vente de coton, le Sud, scandalisé, se refusa à faire sécession. Contrairement à ce que pensèrent alors les nordistes, la menace sécessioniste était bien réelle. Les sudistes n’avaient-ils pas promis, par le « Programme de Géorgie » de rester dans l’Union uniquement si les états du Nord respectaient le compromis de 1850 ?

Avec le boom du coton dans les années 1850 vint la remise en cause de l’interdiction de la traite négrière. Un commerce parallèle, toujours existant, se développa davantage. L’objectif était d’aller chercher de nouveaux esclaves africains. La remise en cause officielle de l’interdiction de la traite n’eut, pour autant, pas l’ombre d’une chance de passer au Congrès. Les années 1850 furent également l’occasion du retour d’une vielle lubie : s’emparer de Cuba. La question datait du président Polk. Celui-ci avait proposé 100 millions de dollars à l’Espagne pour racheter l’île en 1848, en vain. Naturellement, les sudistes s’intéressèrent au projet : c’était l’occasion de bâtir un empire esclavagiste dans les Caraïbes. Cuba était peuplée d’un demi-million d’esclaves et le climat y était idéal pour faire pousser coton, sucre et café : des ressources au commerce lucratif. D’ailleurs, les sudistes songeaient à un empire esclavagiste englobant Cuba mais également toute l’Amérique centrale pour contrôler les tropiques et la quasi-totalité du commerce des ressources précédemment citées. C’était également, pour le Sud, une manière d’avoir un plus grand contrôle politique dans l’Union. Tout ceci répondait finalement, d’après eux, à la destinée manifeste.

Empire esclavagiste (vert foncé) envisagé par les sudistes des Etats-Unis. Cette idée est connue sous le nom du Cercle d’or (« Golden Circle »), le territoire d’un tel empire formant un cercle dont le centre serait Cuba. Cette idée était portée par la société secrète des Chevaliers du Cercle d’Or (« Knights of the Golden Circle » ou KGC), fondée en 1854.

Narciso Lopez, un soldat vénézuélien ayant organisé un soulèvement contre l’occupant espagnol à Cuba, trouva en les états du Sud étasunien un solide soutien. Lopez se réfugia d’abord à New York, puis il monta une expédition avec 600 flibustiers et débarqua au nord de Cuba en 1850. Sa force était insuffisante, il fut repoussé par les Espagnols. Non pour autant découragé, Lopez réitéra en 1851 avec 420 flibustiers. Nombreux furent les flibustiers américains capturés. Les Espagnols, exaspérés, en envoyèrent plusieurs au peloton d’exécution. Le sang américain venait de couler, des émeutes répondirent à cet outrage dans le sud des États-Unis. L’Administration Fillmore, honteuse de n’avoir pu empêcher le départ de l’expédition, protesta mollement. Il n’y eu aucune répercussion.

Narciso Lopez (1797-1851), aventurier vénézuélien ayant voulu libérer Cuba.

Mais déjà les élections de 1852 s’annonçaient. Les whigs se déchirèrent entre Nord et Sud respectivement pour le candidat Winfield Scott et le président sortant, Fillmore, qui se présentait de nouveau. Les nordistes soutenaient un sudiste ayant mené une guerre contre laquelle ils s’étaient prononcés. De manière plus cohérente, les sudistes whigs soutenaient un président nordiste, certes, mais qui avait fait appliquer la loi sur les esclaves fugitifs. Après 53 scrutins où chaque camp resta sur ses positions, Scott fut finalement choisi. Partant, les Whigs du Sud firent massivement défection et rejoignirent les démocrates. Le jour de l’élection, Scott ne rassembla que 35% des voix dans le Sud, là où Taylor en avait rassemblé 50% quatre ans plus tôt. Des 15 états du Sud, les whigs n’avaient gagné que le Kentucky et le Tennessee et aucun des onze futurs états confédérés.

Carte des principaux mouvements de fuite des esclaves fugitifs (National Geograpic).

Les Brûleurs de granges (des démocrates nordistes) revinrent dans le camp démocrate. Les démocrates devaient désormais choisir leur candidat. Il fallut 49 tours de scrutin pour le désigner : ce fut finalement Franklin Pierce, originaire du New Hampshire mais favorable à l’esclavage et acceptable pour tous les démocrates. Ceux-ci étant bien plus unis que les whigs et l’emportèrent en 1852. Pierce récolta 51% des voix, Scott 44% et les Free Soilers 5%. En vérité la victoire démocrate était écrasante : Pierce avait tous les états du Sud sauf deux (Kentucky et Tennessee) ainsi que tous les états du Nord sauf deux (Vermont et Massachusetts), les démocrates avaient une majorité aux 2/3 à la Chambre et au Sénat. Le Congrès leur était acquis.

Franklin Pierce (1804-1869), 14eprésident des Etats-Unis (1853-1857), parti démocrate.

Pierce ne déçut pas ses soutiens sudistes. Il annonça immédiatement une politique expansionniste dont Cuba était une cible prioritaire. L’Espagne ayant déjà refusé de vendre l’île aux États-Unis en 1848, il était peu probable que Madrid ait changé d’avis en 5 ans. En 1853, Pierce opta donc pour les menaces, sans succès. Le président fit également de vaines tentatives d’achat de territoires mexicains. Mais Cuba restait la lubie. Le gouvernement Pierce finança la mise sur pied d’une armée de milliers de flibustiers ainsi que la mise en place d’un réseau interne pour une révolution à Cuba. Les Européens étaient occupés par la guerre de Crimée (1853-1856), il fallait agir sans attendre.

En parallèle, Pierce proposa à l’Espagne 130 millions de dollars (une somme considérable pour l’époque) pour Cuba, sans succès. Les ambassadeurs américains d’Espagne, de France et du Royaume-Uni s’entendirent alors pour signer le manifeste d’Ostende, disant Cuba indispensable aux États-Unis et avertissant que tout refus de la vendre de la part des Espagnols donnerait droit aux États-Unis de la ravir par la force. La diffusion du manifeste d’Ostende fit scandale en Amérique. En mai 1854, malgré les préparatifs, le gouvernement fit un soudain volte-face et mit un frein à sa politique d’expansion vers le sud. Ce changement de cap pouvait s’expliquer par le manifeste d’Ostende mais surtout par le fait que la loi Kansas-Nebraska venait de passer : le capital politique du gouvernement Pierce en faveur des esclavagistes était épuisé, il fallait tempérer les mesures pour apaiser les nordistes. La situation interne était tendue.

Aux États-Unis, le gouvernement Pierce faisait appliquer durement la loi sur les fugitifs. Une nouvelle grande altercation avec Boston enflamma le pays en 1854. Des états du Nord entérinèrent des lois sur la liberté individuelle en flagrante opposition avec la constitution. Mais pire encore furent les conséquences de la loi Kansas-Nebraska qui intervint la même année. Cette loi provoqua la mort du parti whig et l’avènement du parti républicain, entièrement nordiste. C’était une étape importante vers la guerre civile. Tout débuta avec une volonté de bâtir une ligne ferroviaire transcontinentale. Pour cela, il fallait déplacer les Amérindiens de nouveau et organiser les territoires à l’ouest. La question de l’esclavage revenait. Ces nouveaux états seraient-ils libres ou esclavagistes ? Stephen A. Douglas, président du Sénat pour l’aménagement du territoire, décida de violer – et d’abroger – le compromis du Missouri (1820). Celui-ci avait établi, en 1820, une nouvelle ligne – plus basse que la ligne Mason-Dixon – au 36°30’ de latitude, marquant la ligne au nord de laquelle l’esclavage était interdit et au sud de laquelle il était autorisé, pour la moitié ouest du pays.

Carte expliquant les différentes réglementations sur l’esclavage aux Etats-Unis après la loi Kansas-Nebraska (1854). En vert les états libres, en orange les états esclavagistes, en jaune les états dont un vote du peuple doit déterminer s’ils sont des états libres ou esclavagistes (selon le compromis de 1850), en violet les états dont un vote du peuple doit déterminer s’ils sont des états libres ou esclavagistes (selon la loi Kansas-Nebraska de 1854).

Douglas décida d’exploiter les dernières terres de l’ex Louisiane française pour créer les états du Kansas et du Nebraska. Dans ces deux états, la décision entre état esclavagiste ou libre devait revenir à la population. De fait, les sudistes entendaient faire du Kansas un état esclavagiste et du Nebraska un état libre. Mais le Kansas dépassait déjà la ligne. Le prétexte pour faire du Kansas un état esclavagiste était que l’état du Missouri serait, dans le cas contraire, entouré d’états libres, ce qui ne serait pas bon pour les maîtres planteurs dont les esclaves seraient tentés par la liberté. Du reste, le Compromis de 1850 avait déjà permis à l’esclavage de franchir le 36°30’ avec le Texas (ainsi que, potentiellement, le Nouveau-Mexique et l’Utah) mais le Compromis visait justement à faire une exception avec les anciens territoires mexicains. Cette loi Kansas-Nebraska provoqua un tollé. Mais le pouvoir était aux sudistes. L’Administration Pierce s’opposa également à cette loi mais Douglas et d’autres firent directement pression sur le président à la Maison Blanche, menaçant de sécession. Pierce céda. En mars, la loi fut votée, puis ratifiée en mai au Congrès.

Les élections de 1854 prouvèrent que les whigs étaient définitivement morts : les républicains naissaient. Le Nord se réunissait derrière l’antiesclavagisme. Les démocrates perdirent bcp de terrain au Nord en 1854. Pour autant, nombreuses étaient encore les divisions des partis nordistes et ils n’arrivèrent pas à s’entendre pour le moment. Lincoln, pour sa part, resta encore whig et tarda à rejoindre les républicains. Il se prononça en faveur d’une fin progressive de l’esclavage. Il se dressait, de ce fait, contre la loi Kansas-Nebraska. Il n’était pas pour autant un abolitionniste dur. Il considérait que les pères de la nation avaient libéré le nord-ouest bien que possédant, pour certains, des esclaves dans le but d’abolir la pratique sur le long terme. Une brèche évidente grevait son raisonnement : pourquoi les pères de la nation avaient autorisé, alors, l’esclavage dans le Sud ? Du reste, Lincoln reconnaissait l’absurdité économique d’un arrêt brutal de « l’institution » (esclavage). Quoi qu’il en soit, une nouvelle formation politique, découlant du mouvement Know-Nothing, bouscula la vie politique américaine.

L’immigration (majoritairement catholique) quadrupla dans la décennie de 1840. Cela était surtout dû à la famine qui sévissait en Irlande (1845-1852). Pourtant, le mouvement nativiste s’était calmé. La repise économique, la guerre du Mexique et le Compromis de 1850 avait fait perdre de l’importance à ces revendications. Après les révolutions européennes du Printemps des peuples (1848-49), l’afflux d’immigrés, déjà élevé, ne cessa d’augmenter. Le pape, qui s’était opposé à l’indépendance italienne et avait agi comme un instrument de contre-révolution en 1848-49, était mal vu. Or, les Nord-Irlandais, Ecossais et Anglais émigrèrent avec une haine viscérale envers la papauté. Sans surprise, avec la diaspora massive d’Irlandais catholiques, installés aux Etats-Unis depuis 1845, les heurts suivirent. Des tensions ethniques et religieuses faisaient de nouveau surface, en même temps qu’une recrudescence du nativisme. Notons que l’immigration, de 1850 à 1855, fut cinq fois plus élevée relativement à son niveau dix ans auparavant. Concomitamment, la criminalité s’envola. À Cincinnati, le taux de criminalité tripla entre 1846 et 1853 ; les assassinats septuplèrent. Par ailleurs, les catholiques étaient contre le progrès, l’instruction (et l’école) laïque, le socialisme mais aussi contre l’alcool. Cette tempérance était également défendue par d’autres religieux : les protestants. La première loi de prohibition fut votée dans le Maine en 1851. Douze autres états suivirent. Mais cette tempérance prônée par les croyants ne fut pas respectée, quand bien même elle fut inscrite dans la loi. La prohibition des années 1850 fut inefficace et non pérenne.

C’est dans cette conjoncture que prospérèrent des sociétés secrètes que seuls les protestants nés aux États-Unis pouvaient intégrer. James Barker dirigea l’une des plus influentes, avec des centaines de loges dans le pays et plus d’un million d’adhérents. Leur but était de favoriser les protestants et empêcher les immigrés d’obtenir des droits de vote trop rapidement. Les membres avaient interdiction de parler de la société et devaient répondre « I know nothing » (« Je ne sais rien ») aux questions qu’on leur posait à ce propos. De ce fait, les membres de cette société secrète furent surnommés les Know-Nothings. Les membres étaient en moyenne très jeunes, nativistes, contre les démocrates, pour la tempérance et contre la naturalisation « dès la descente du navire » (certains juges naturalisaient très vite, faisant entorse à la loi selon laquelle il fallait justifier d’une présence aux États-Unis depuis 5 ans ; le droit de vote était, lui, donné après un an de présence, en théorie).

Les Know-Nothings et les nativistes en général étant plutôt whig ou républicain, ils s’inquiétaient d’autant plus du droit de vote immédiatement octroyés aux immigrés que ceux-ci votaient massivement en faveur des démocrates. Les immigrés juste arrivés formaient le bas de l’échelle sociale, surtout les Irlandais. Ils haïssaient de ce fait les Noirs, qui faisaient concurrence en tant que main d’œuvre bon marché. Dans l’état de New York, un référendum fut entrepris en 1846 pour donner le droit de vote qu’importe la couleur de peau. Les Irlandais votèrent massivement contre et le référendum échoua.

Les républicains et les Know-Nothings demeuraient assez proches dans leurs convictions car ils s’appuyaient sur l’évangélisme protestant. Pourtant, il était une opposition de principe qui les séparait nettement. Être antiesclavagiste et souhaiter mettre au bagne une partie de la population blanche (catholiques et immigrés), voilà qui n’était pas cohérent pour les républicains. Mais il fallait bien composer avec cette force politique nouvelle car ce fut un raz-de-marée dans le Nord dès 1854. Les Know-Nothings permirent, là où ils furent élus, les mesures les plus progressistes du siècle, surtout dans le Massachusetts : fin de la ségrégation raciale dans les écoles publiques (première jamais votée), loi sur les libertés individuelles, abolition de la prison pour dette, loi sur les biens de la femme mariée, vaccination obligatoire pour les écoliers, exemption du homestead lors de saisies pour dettes (empêche de saisir certains bien aux plus pauvres endettés), extension du pouvoir des jurés…

Un des rares drapeaux Know Nothing encore existant arborant ces mots « Natifs américains, méfiez-vous de l’influence étrangère. »

Le raz-de-marée se propagea alors au Sud en prenant le contrôle en Californie, au Tennessee, au Kentucky ou encore dans le Maryland. La branche politique des Know-Nothings fut rebaptisée « parti américain » mais était surtout, dans le Sud, une renaissance des whigs. Des nativistes violents, dans le Sud, tentèrent de contrôler le résultat des urnes par la terreur. Des affrontements pour partie ethniques et pour partie politiques firent plusieurs morts au milieu des années 1850. Les Know-Nothings étaient préférés aux démocrates par les républicains car les premiers étaient nationalistes contrairement au sectionalisme des démocrates. L’unionisme – anti-sectionel par essence – reprenait force. Les Know-Nothings se scindèrent pourtant entre Nord et Sud sur la question de l’esclavage et, alors que la partie sudiste montait en puissance, la partie nordiste commença à sombrer, pour partie absorbée par les républicains. Les conservateurs des Know-Nothings continuèrent à faire vivre le parti américain dans le Nord. Les républicains ayant absorbé des Know-Nothings sans trop accepter leur nativisme, replacèrent le curseur sur l’antiesclavagisme. Faire perdurer l’entente avec les Free Soilers ne fut pas une mince affaire après cette absorption. En deux ans, l’élan Know-Nothing s’éteignait déjà. C’est que, en 1855, un événement montra à quel point l’esclavage était le point d’orgue.

Les antiesclavagistes ayant perdu au Congrès leur combat pour le Kansas libre, ils ne s’avouèrent pas vaincus et déclarèrent qu’ils auraient gain de cause en peuplant le Kansas d’abolitionnistes et en convainquant les autres. Des Free Soilers allèrent s’installer au Kansas. Mais les sudistes n’avaient pas l’intention de se laisser faire. Pour eux, un Kansas esclavagiste justifierait que tout l’Ouest le soit dans un futur proche. Des Missouriens, encouragés par David Atchison (sénateur du Missouri), traversèrent la frontière pour peser de plusieurs milliers de voix illégales sur les élections pour la législature du Kansas. Les esclavagistes l’emportèrent largement. Au courant de la fraude, le gouverneur ordonna un nouveau vote. Les Missouriens fraudèrent à nouveau. Atchison parvint même à pousser le président Pierce à remplacer le gênant gouverneur. Les Free Soilers firent leur propre élection à Tokepa. Les deux camps s’armèrent et les tensions montèrent dès 1855. Après un rude hiver, les Missouriens continuèrent d’arpenter le Kansas avec un véritable arsenal et des affrontements éclatèrent. L’affrontement était inévitable, surtout que l’Administration Pierce végétait.

Représentation du Bleeding Kansas (« Kansas sanguinolent »)

Le Bleeding Kansas (« Kansas sanguinolent ») se répercuta sur la politique. Un yankee réagit à la guérilla par un discours passionné où il nomma ceux qu’il accusait. Il se fit tabasser par un représentant sudiste armé d’une canne. Cette attaque fut célébrée dans le Sud et provoqua l’indignation dans le Nord. La tension s’acheminait vers son paroxysme. Au Kansas, John Brown, antiesclavagiste extrémiste et partisan d’un Kansas libre, estima que les esclavagistes, en plus d’avoir violemment pillé la ville de Lawrence, avaient tué cinq Free Soilers en toute impunité. En mai 1856, il décida alors d’assassiner avec ses fils et d’autres hommes cinq esclavagistes du Kansas qui n’avaient rien à voir avec la mort des Free Soilers. Cette tuerie fut connue sous le nom de massacre de Pottawamonie.

Affrontements principaux du Bleeding Kansas (1854-1861)

Contre cette guérilla, les forces de police, aux effectifs limités, ne pouvaient rien. Certains appelaient déjà ces événements la « Guerre civile du Kansas ».

Source (texte) :

Hong Kong buy xenical online McPherson, James M. (1991) paxlovid prescription pfizer . La guerre de Sécession paxlovid buy australia Itaocara . Paris how much will paxlovid cost me  : Robert Laffont paxlovid price malaysia Aïn Sefra , 1020p.

Sources (images) :

https://en.wikipedia.org/wiki/Knights_of_the_Golden_Circle (KGC et idée de l’Empire esclavagiste)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Narciso_L%C3%B3pez (Lopez, soldat pour la liberté de Cuba)

https://www.vox.com/2015/4/14/8396477/maps-explain-civil-war (carte des mouvements principaux des esclaves fugitifs + carte des principaux affrontements durant le Bleeding Kansas)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Franklin_Pierce (président Pierce)

https://www.thinglink.com/scene/748225671481786368 (carte de la loi Kansas-Nebraska)

https://historicindianapolis.com/deja-vu-tuesday-the-know-nothing-party-of-indiana/ (drapeau Know Nothing)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bleeding_Kansas (Bleeding Kansas)

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