L’histoire du pétrole (partie VII) : la Première Guerre mondiale et ses suites comme accélérateur (1914-1924)

L’histoire du pétrole (partie VII) : la Première Guerre mondiale et ses suites comme accélérateur (1914-1924)

Rappel : La Standard Oil contrôlait l’économie américaine dans les années 1890, aidée en cela par des banques, où siégeaient naturellement les Rockefeller. Lorsque, en 1893, une panique bancaire secoua le pays, seules les banques du pétrole et la Standard Oil n’en ressentirent pas les effets. En 1894, Washington, aux abois, demanda l’aide du banquier J. P. Morgan qui se tourna vers Stillman et Rockefeller. Ce dernier sauva une première fois l’économie américaine. Les journalistes d’investigation commencèrent à enquêter sur les pratiques de Rockefeller dès le tournant du XXe. Surtout, une telle puissance éveilla quelques craintes à Washington. Alors, le gouvernement américain, via ses lois antitrusts, s’attaqua, par le truchement de la justice, à la Standard Oil durant le second mandat de Théodore Roosevelt. Le juge accabla la Standard Oil d’une amende record en 1907. Mais l’entreprise de Rockefeller formait une telle bulle spéculative que le pays entier fut entraîné dans sa chute en bourse, engendrant une nouvelle crise financière. Les banques, à nouveau, ne pouvaient plus financer. Alors, Rockefeller sauva une seconde fois Wall Street par le truchement de Morgan. La justice revint pourtant rapidement à la charge : dès la première moitié de 1908. Le gouvernement Taft décida de ne plus acheter le carburant de ses navires de guerre chez la Standard Oil et confisqua des champs récemment découverts. Le pétrole devenait une question de sécurité nationale. Le 15 mai 1911, la justice imposa l’éclatement de la Standard Oil en 33 sociétés ; mais toutes explosèrent largement en bourse (leur cours quintuplant en 10 ans), Rockefeller garda un rôle décisionnaire, malgré son âge, et devint richissime. Après ces deux offensives du gouvernement américain, les plus puissants des barons voleurs se rassemblèrent pour former la FED, projet adopté par le Congrès en décembre 1913. C’était former une institution indépendante de Washington, aujourd’hui toujours active. Au tournant du XXe siècle, il apparaissait qu’il n’était plus besoin de contrôler d’immenses territoires, il suffisait de territoires stratégiques étroits d’où extraire le pétrole, bien plus efficace que la main d’œuvre servile ; voire de convaincre quelques chefs seulement. Ainsi, les immenses empires coloniaux, constitués pour trouver des terres arables, la force de travail et des débouchés pour l’industrie, devenaient dépassés ! Le contrôle impérial passa d’extensif et militaire à intensif et essentiellement capitalistique. Pire : les empires coloniaux, étaient paradoxalement pauvres en pétrole. Or, il était devenu vital d’en disposer, ne serait-ce que pour la guerre. Les Britanniques obtinrent en Perse une concession pétrolière, pourtant aux portes de la Russie tsariste : une victoire importante dans le « Grand Jeu ». Acquise en 1901. L’Anglo-Persian fut formée en 1909. L’Allemagne se positionna pour sa part en Irak actuelle, dans l’Empire ottoman d’alors, mais n’eut pas le temps de développer le chemin de fer avant le début de la guerre. Churchill poussa le Parlement à prendre 51% des parts du capital de l’Anglo-Persian le 17 juin 1914 pour en sécuriser les flux et empêcher le contrôle d’une autre entreprise. Quelques jours plus tard, l’archiduc François-Ferdinand fut assassiné, enclenchant l’engrenage de la Première Guerre mondiale.

Les prémices de la pétrochimie attendirent le début de la Première Guerre mondiale. En 1914, la Royal Dutch Shell fut la première à remplacer le charbon par du pétrole pour produire du toluène, solvant très efficace et molécule de base de la trinitrotoluène (TNT). Mais le pétrole fut plus utile encore pour ravitailler les soldats. La maîtrise des trains, fonctionnant au charbon, en Allemagne, fut rapidement supplantée par la mobilité et la puissance des véhicules (camions, chars, automobiles) envoyés massivement au front par l’Entente. Si les taxis de la Marne furent un coup marketing, les camions de la voie sacrée de Verdun n’en furent pas un. Dans l’armée française, l’officier d’artillerie Jean-Baptiste Etienne fut le « père des chars », lâchant le 25 août 1914 l’idée de « canons de 75 sur une voiture capable de se mouvoir tout terrain » pour gagner la guerre. Le colonel britannique Ernest Swinton eut la même idée en octobre, suivant les expériences de transformations de véhicules agricoles en tout-terrain capables de tirer une pièce d’artillerie. Dès février 1915, Churchill accéléra le projet, qui reçut le code « tank » (réservoir en anglais). Etienne entra en contact avec Joffre en décembre 1915 dans le même objectif. Joffre commanda les 400 premiers chars de Schneider le 31 janvier 1916.

Engagés pour la première fois le 15 septembre 1916 durant la bataille de la Somme, d’abord lents et capricieux, mais provoquant la peur, poussèrent à des perfectionnements. Fin 1917, Renault fabriqua plus de 3 000 exemplaires du char léger FT, premier char d’assaut muni d’une tourelle rotative et d’un moteur placé à l’arrière. La bataille d’Amiens, le 8 août 1918, fut remportée par une charge de 600 blindés britanniques. En septembre, le jeune major George Patton lança deux bataillons de chars (des Renault FT fabriqués sous licence) et obtint la victoire. L’Entente disposait également, en 1918, de centaines de milliers de véhicules. L’Empire allemand était dépassé. Là encore, le pétrole était partout : dans les tranchées, les générateurs électriques utilisaient du fioul ; les avions (chasseurs, bombardiers, reconnaissance) utilisaient du pétrole, tout comme la marine. La paraffine, faite à partir du pétrole, servait à protéger les munitions et les vivres de l’humidité.

Un « tank » durant la bataille de la Somme (1er juillet – 18 novembre 1916).

Dès 1915, les usines allemandes furent pénalisées par une pénurie de lubrifiants. L’entrée en guerre de la Roumanie à l’été 1916 coupa le Reich de sa principale source d’approvisionnement. Si la Roumanie fut rapidement éliminée (décembre 1916) par les empires centraux, les forces de l’Entente s’assurèrent de faire sauter la plupart des installations pétrolières du pays juste avant. Avec la paix de Brest-Litovsk le 3 mars 1918, l’Allemagne exigea de la Russie l’accès au pétrole de Bakou, ce qu’elle n’obtint jamais. Les Ottomans s’emparèrent de centaines de puits de Bakou en juillet, mais les Britanniques envoyèrent une force expéditionnaire à travers la Perse pour leur ôter cet avantage. Pour protéger son pétrole de Mésopotamie, l’Empire britannique focalisa le début de ses opérations contre l’Empire ottoman dans la région (ainsi qu’en Egypte pour assurer le canal de Suez, donc l’acheminement de troupes et de marchandises depuis l’empire). Les Britanniques parvinrent à Mossoul et ses champs pétroliers en novembre 1918, juste avant la fin de la guerre. Pour autant, Londres ne parvint qu’à importer une faible part de son pétrole de Perse ou Mésopotamie, les infrastructures restant limitées. La France ne fit pas mieux : la moitié de ses importations de pétrole provenant, avant la guerre, de la Russie et de la Roumanie. Quelque 80% du besoin en or noir de l’Entente fut assuré par les États-Unis.

En 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis, la banque Kuhn, Loeb & Co. et la Standard Oil of New York furent les principaux souscripteurs d’emprunts émis par le gouvernement. Les mois qui suivirent, les naufrages de tankers américain et l’explosion de la consommation aux États-Unis menèrent l’Entente au bord de la pénurie. En décembre 1917, alors que les réserves françaises tombaient à 34 000 tonnes de pétrole seulement (trois semaines de consommation), Georges Clemenceau écrivit une phrase fameuse au président américain le 15 : « Si les Alliés ne veulent pas perdre la guerre, il faut que la France combattante, à l’heure du suprême choc germanique, possède l’essence aussi nécessaire que le sang dans les batailles de demain. » Woodrow Wilson livra 117 450 tonnes de produits pétroliers à la France début janvier 1918. La Première Guerre mondiale démontra que le pétrole était indispensable à toutes les armes des nations.

Georges Clemenceau (1841-1929), homme d’Etat français, président du Conseil (1906-1909 puis 1917-1920) en même temps que ministre de l’Intérieur (1906-1909) puis ministre de la Guerre (1917-1920).

Et pour cause, la société thermo-industrielle n’en avait pas fini de devenir vorace. À la fin de la Grande Guerre, 1.5 million de barils étaient extraits chaque jour dans le monde, soit 2% de la consommation quotidienne de la fin du XXe siècle. La rudesse de la guerre, en partie due aux machines, ainsi que sa pérennité, poussèrent soldats comme ouvriers à s’insurger ou se mettre en grève en 1917 et 1918 (en 1917 avec les « mutineries » de la moitié de l’armée française, d’une partie des armées britannique et italienne, les manifestations des ouvriers allemands dans les grandes villes, les révolutions russes, la révolte des marins russes à Kronstadt et, en 1918, de leurs homologues allemands à Kiel, ainsi que la révolte spartakiste en Allemagne début 1919). Tout ceci mit en péril l’ordre social bourgeois instauré par la révolution industrielle. Le marxisme, au départ sévère critique de la thermo-industrie (notamment le SPD allemand) finit par accepter de collaborer avec elle, voyant ce que pouvaient apporter les machines. Le fascisme ne cessa, lui, de vénérer les machines. En 1927, le cinéaste autrichien Fritz Lang fit apparaître, dans son film Metropolis, la figure inquiétant du « robot* ». Lang, inspiré par les gratte-ciels de Manhattan, y présentait l’alliance entre ouvriers et patrons et le côté bienfaiteur de la machine. La classe ouvrière allemande, croyant aller dans le sens du progrès, resta sourde à toute idéologie ne portant pas au pinacle l’expansion technique. Mais ne marchons pas trop rapidement vers les années 1920.

*Mot inventé à Prague en 1920, de la racine du slave pour « travail ».

De l’autre côté de la planète, le marché russe s’écroula. Dès 1913, Deterding prit le contrôle de la holding Rothschild de Bakou et Batoumi en échange d’actions de la Royal Dutch valant 2.9M de livres. Les Rothschild devinrent les plus importants actionnaires de l’entreprise. La famille juive française avait été découragée par la tournure des événements et l’émergence d’un dangereux antisémitisme. Deterding continua d’acheter des parts du marché pétrolier russe pendant la guerre ; mais ce marché, fournissant auparavant 51% de l’offre mondiale d’or noir, n’en produisait plus que 9% en 1916. Deterding, convaincu de faire un choix stratégique, déboursa encore des centaines de milliers de livres pour acheter des terres et concurrents, malgré l’éclatement des révolutions en 1917. Mais la sortie de la guerre opérée par la Russie en 1917, les révolutions de la même année mettant à bas l’Empire, puis la guerre civile (1917-1922) laissèrent la Ville Noire à l’abandon. Même Emanuel Nobel fut contraint de fuir devant les bolchéviques en 1918. Le 13 mai 1919, John D. Rockefeller Jr et Teagle achetèrent les possessions des Nobel pour 12M de dollars, persuadés que c’était le moment ou jamais de reprendre le marché russe. Bakou tomba aux mains des bolchéviques en avril 1920. Dès lors, les barons furent chassés de la ville et s’installèrent pour la plupart à Constantinople, puis Paris. Seul Tagiyev, bientôt centenaire et très respecté, fut épargné. Après tout, même les soutiens du bolchévisme dans Bakou avaient pu aller à l’école grâce à sa philanthropie. Tagiyev put choisir sa demeure préférée et y vivre paisiblement. Jusqu’à ce qu’on lui annonce qu’un de ses enfants, sa fille, s’était enfuit car son mari risquait d’être arrêté. Le choc le tua, à l’âge de 101 ans. Après son décès, sa famille fut dépouillée par les autorités et dut prendre la fuite à son tour.

Henri Deterding (1866-1939), un des fondateurs de la Royal Dutch Petroleum Company et dirigeant de la Royal Dutch Shell (1900-1936).

Dès 1918, Deterding, président de la Royal Dutch Shell, tenta de reprendre le contrôle de Bakou en négociant un accord avec l’éphémère République démocratique d’Azerbaïdjan. Le nouveau président de la Standard Oil of New Jersey, élu en 1917, Walter C. Teagle, un géant de 1m90, obtint des concessions au bord de la Caspienne. Le gouverneur britannique apposa son véto. Londres tenta une négociation avec Moscou, en vain. Wall Street comprit qu’il valait mieux se rapprocher des bolchéviques, qui ne semblaient pas vouloir disparaître. L’American International Corporation, fondée en 1915 par J. P. Morgan et la National City Bank, contrôlée par William Rockefeller, comptait Percy, fils du précédant, parmi ses directeurs. C’est cet organisme qui opéra le rapprochement. Si les bolchéviques l’emportèrent en 1921-1922, Lénine fut contraint de lancer la Nouvelle Politique Économique (NEP) en mars 1921, revenant à ouvrir le pays aux capitaux étrangers en accordant des concessions (donc la privatisation de petites entreprises avec la possibilité d’engranger des profits), pour relever le pays en ruines.

Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine (1870-1924), révolutionnaire communiste et homme d’Etat russe, Président du Conseil des Commissaires du peuple de la RSFSR (1917-1922) puis Président du Conseil des Commissaires du peuple de l’URSS (1922-1924).

Ceci étant, avec les puits brûlés de 1905, les expropriations menées à l’encontre des Occidentaux, la chasse donnée aux barons de Bakou durant la dernière révolution et l’annulation unilatérale récente de la dette russe ayant déclenché un embargo commercial des Occidentaux en représailles, les négociations s’annonçaient pour le moins ardues. Les barons avaient déjà refusé l’idée d’un retour à Bakou, le risque financier leur semblant déraisonnable. Restait les pétroliers occidentaux. Ceux-là mêmes qui avaient soutenu les Russes blancs, ennemis des bolchéviques, durant la guerre civile russe. En parallèle, aux Etats-Unis, l’attorney general du président Wilson, A. Mitchell, menait avec son assistant, un certain J. Edgar Hoover, une croisade antibolchévique dans le pays : les Américains étaient sur le point déporter vers la Russie 250 personnes suspectées de communisme et en détenaient 6 000 de plus sans procès. En France, en 1919, Clemenceau avait refusé la présence des bolchéviques lors de la signature du traité de Versailles, craignant des manifestations. Pour ne rien arranger, Moscou refusait de dédommager les pétroliers occidentaux récemment expropriés dans le pays.

En avril 1922, la conférence internationale de Gênes entérina la normalisation des relations avec la Russie bolchévique. Gardons-nous d’aller trop loin : la France et le Royaume-Uni ne reconnurent l’URSS qu’en 1924, les Etats-Unis en 1933. Un « Front Uni » des pétroliers se forma, Deterding à sa tête, pour négocier. Seulement voilà, ce dernier n’attendit pas une seconde pour trahir copieusement ses partenaires américains, français et belges en faisant une proposition de partage restreinte aux accords passés avant la Première Guerre mondiale – ce qui lui accordait la quasi-totalité des terres de Grozny et Bakou, les autres parties ayant contracté pendant ou après la guerre. Les négociations échouèrent donc à cause de Deterding.

Moscou avait pourtant besoin de son marché pétrolier. Alors, la Russie vendit sans discrétion à la Vacuum Oil Company (rejeton de la Standard Oil) 500 000 tonnes de kérosène bon marché. Henri Deterding lui emboîta le pas en achetant massivement également et la Standard Oil of New Jersey envoya des représentants à Moscou. Calouste Gulbenkian obtint alors un monopole d’un an sur le pétrole de la Caspienne contre un prêt de 50 000 livres octroyé à la Russie. Un autre créancier fut William Averell Harriman, à la tête de l’une des plus puissantes banques d’affaires de New York, fondée avec l’argent du paternel : le « baron voleur » des chemins de fer Edward Henry Harriman. La banque était alors dirigée par George Herbert Walker, grand-père maternel du futur président américain George Herbert Walker Bush et arrière-grand-père du futur président américain George Walker Bush. La Russie bénéficia de la réputation de ces différents interlocuteurs mais n’était pas encore sauvée. Alors que Deterding et Teagle sapaient leurs intérêts réciproques, l’Américain Henry Mason Day, chasseur de concessions, négocia un accord de 15 ans pour remettre en état les puits de Bakou et en ouvrir de nouveau sur un terrain de 1 000 acres appartenant au régime. En échange, Day gagnait des royalties, 15% sur les ventes du brut extrait des anciens puits et 20% de celui extrait des nouveaux qu’il devait creuser. En juin 1923, avec 6 ingénieurs américains, il introduisit les foreuses rotatives et les pompes modernes et fit renaître Bakou dont la technologie n’avait pas évolué depuis Nobel. La fracturation par foreuses rotatives était dix fois plus rapide et deux fois moins chère que la fracturation par percussion alors pratiquée dans le Caucase. De même, les pompes électriques étaient autrement plus efficaces que le jaillissement naturel.

Walter C. Teagle (1878-1962), président de la Standard Oil of New Jersey (1917-1937) puis président du conseil d’administration (1937-1942).

Day fut si efficace que Harry Ford Sinclair, président de la firme pétrolière la plus riche des États-Unis après la Standard Oil, Sinclair Oil, l’embaucha. Sinclair, avec un certain Archibald, fils de Théodore Roosevelt, obtint alors de la Russie bolchévique, en échange de 365 millions de dollars de prêts et d’investissements, un partenariat de 49 ans pour l’exploitation de Bakou et Grozny en 1922. La Russie demanda une faveur supplémentaire à Sinclair : obtenir du gouvernement américain une reconnaissance diplomatique. Sinclair, très proche du président américain Warren Harding et de plusieurs membres du gouvernement, poussa les États-Unis à reconnaître la Russie bolchévique sans tout à fait y parvenir. L’effondrement de l’influence de Sinclair suivit de près la mort du président Harding, en 1923.

Warren G. Harding (1865-1923), 29e président des Etats-Unis (1921-1923).

Après la mort de Lénine (1924) et la prise de pouvoir de Staline, la Russie, devenue l’URSS, annula tous les accords et investissements occidentaux dans le pétrole. La Standard Oil of New Jersey, en particulier, y perdit beaucoup. En revanche, Staline ne rejeta pas les ingénieurs occidentaux et encouragea même leur venue. En 1928, son plan quinquennal d’industrialisation organisa l’effort. Bakou bénéficia d’une attention particulière dans ce plan car il faisait entrer des dollars, devise étrangère impérative pour le plan quinquennal, en URSS. Staline pressa la production, la faisant monter jusqu’à 100Mb par an en 1930, soit 30% de la production mondiale (l’URSS restait loin derrière les Etats-Unis mais devenait le 3e producteur mondial). La Grande Dépression aux Etats-Unis poussa les Américains à chercher du travail en Russie et Washington à ne pas les en empêcher ; ce qui arrangea bien Staline. Pourtant, le pays se referma bientôt : les occidentaux n’allaient plus avoir accès à Bakou pendant 50 ans.

Sources (texte) :

Auzanneau, Matthieu (2021). Or noir, la grande histoire du pétrole. Paris : La Découverte, 890p.

LeVine, Steve (2007). The Oil and the Glory, the pursuit of empire and fortune on the Caspian Sea. New York : Random House, Inc., 472p.

Sources (images) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Somme (bataille de la Somme)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Clemenceau# (Clemenceau)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Deterding (Deterding)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Ilitch_L%C3%A9nine (Lénine)

https://en.wikipedia.org/wiki/Walter_C._Teagle (Teagle)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_G._Harding (président Harding)

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