L’histoire du pétrole (partie XX) : le premier choc pétrolier (1973)
Rappel : Les hydrocarbures permettent les engrais et les machines, donc la révolution verte et une explosion de la population mondiale (donc l’exode rural massif). Les prix de la nourriture baisse. En Europe, le plan Marshall permit cette révolution verte. Mais celle-ci eut également lieu en Afrique, Amérique et Asie du Sud-Est. Les Etats-Unis colportaient cette révolution en estimant qu’extirper les pays du tiers-monde de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire priverait le communisme de terreaux fertiles. Cette noble idée mit fin à la plupart des famines dans le monde mais poussa également des millions de personnes vers la ville, formant des bidonvilles, engendra une dégradation de la biodiversité, aggrava la pression sur les écosystèmes, ainsi que le stress hydrique. Cette révolution verte rendit les paysans dépendants d’engrais devenus indispensables et de machines onéreuses, engendra une explosion de la population urbaine et poussa des pays à devenir tributaires d’importations de produits agricoles. En favorisant une explosion démographique, cette révolution verte poussa vers le haut également la demande mondiale de pétrole. Des émeutes éclatèrent aux Etats-Unis (1964-1968), surtout dans les ghettos noirs ; tandis que Washington s’enfonçait dans le marasme du Viêt Nam (1965-1972). En conséquence, la demande de dollars, aux États-Unis et ailleurs, ne cessa d’enfler. Or, la devise était encore ancrée sur les réserves d’or, jouant le rôle d’étalon-or. Seulement, les réserves d’or n’étaient pas suffisantes pour suivre le rythme de la croissance mondiale et les besoins d’endettement afférents, provoquant notamment les crises du crédit de 1966 et 1969 autour du logement aux États-Unis. Le 15 août 1971, le président Nixon suspendit sans préavis la convertibilité du dollar en or, déroutant jusqu’à sa propre diplomatie par l’un de ces Nixon shocks dont il avait le secret. Le dernier verrou venait de sauter : l’étalon-or était la dernière limite formelle liée à une réalité physique. La poursuite d’une croissance infinie par le levier de la dette pouvait prospérer. Pourtant la réalité physique rattrapa le capitalisme. Le 7 mars 1956 déjà, Marion King Hubbert, un des grands géologues de Shell, annonça le pic de production américain autour de 1970. Il fut ignoré. Pourtant, ce pic eut effectivement lieu en novembre 1970 (record de production américain d’or noir, avec 10 044 000 de barils par jour en moyenne, soit le quart de la production mondiale). Le 4 juin 1971, Nixon reconnut publiquement que l’énergie n’était pas illimitée. Pourtant, la demande ne cessa d’augmenter. Aux Etats-Unis, celle-ci augmenta d’un cinquième entre 1970 et 1973(17 Mb/j), poussant Washington à doubler ses importations sur la même période. Pour la première fois depuis 1945, la balance commerciale américaine devint déficitaire en avril 1971. La fin de l’étalon-or (août 1971), meilleur moyen de dévaluer le dollar et ainsi favoriser les exportations, n’était pas le fruit du hasard. Une politique mise en place, sans surprise, par des grands pontes de l’industrie pétrolière. La géologie marqua un tournant géopolitique majeur. Début 1971, les plus grands pétroliers occidentaux se rassemblèrent pour faire front commun contre l’Opep. Cette dernière riposta avec un ultimatum. Nixon, qui savait ne pas pouvoir tenir un embargo des pays arabes, lâcha les pétroliers occidentaux. Le cours du baril connut alors une hausse modérée. L’Algérie nationalisa son industrie pétrolière en 1971, le Venezuela et l’Irak en 1972. L’Arabie saoudite imposa en 1972 aux Américains de leur racheter progressivement leurs parts d’Aramco, jusqu’à détenir 51%. La Libye en fit de même en 1973. Le prix du baril augmenta encore en septembre.
Le 6 octobre 1973, l’Égypte et la Syrie s’élancèrent à la conquête d’Israël, conséquence de la guerre précédente (1967) et des territoires qui y avaient été concédés. Ainsi s’engagea la plus importante bataille mécanisée depuis la Seconde Guerre mondiale. Le moment était mal choisi tant pour Israël (le peuple fêtant le Youm Kippour) que pour les États-Unis (Nixon traversant les pires instants du scandale du Watergate). L’URSS s’empressa de soutenir les nations arabes ; tandis que Washington soutenait Israël. La guerre du Kippour fut ainsi un des moments les plus chauds de la guerre froide. Côté américain, le président, accaparé par le Watergate, laissa opérer Henry Kissinger, son conseiller à la Sécurité nationale, à la tête de la diplomatie depuis deux semaines. Au ravitaillement militaire soviétique massif répondit le pont aérien américain. Celui-ci, pleinement opérationnel le 13 octobre, déversa 1 000 tonnes d’équipement par jour. Après la guerre des Six-Jours en 1967, les États-Unis étaient devenus les principaux fournisseurs d’armes d’Israël, succédant à la France. Le 16 octobre, Kissinger fut colauréat du prix Nobel de la paix pour le cessez-le-feu (précaire) négocié au Viêt Nam. Le 17, il annonçait au président livrer des armes à Israël « 30% plus vite » que les Soviétiques aux Arabes. Le 18, le général Ariel Sharon opéra une percée décisive, traversant le canal de Suez avec quelque 300 chars.

Le soutien américain à Israël éprouva la solide alliance avec Riyad. Le 8 octobre, l’Opep reçut les majors à Vienne. Si les puissances arabes avaient déjà décidé d’augmenter les prix, la guerre du Kippour aiguisa sûrement leur détermination. Pourtant, l’Opep n’avait cure du sort d’Israël, l’Iran en particulier. Les majors refusèrent toute augmentation dépassant 3.7 dollars le baril. Le 16 octobre, cinq pays arabes du Golfe et l’Iran imposèrent un prix atteignant 5.12 dollars le baril. Le 17, constatant le tournant défavorable aux armes arabes que prenait la guerre, les pays exportateurs arabes se réunirent et décidèrent de réduire leur production de 5% tous les mois, jusqu’au retrait d’Israël. Le 18, l’Arabie saoudite décida d’une baisse immédiate de production de 10%. L’effet sur l’Europe et la Japon, dépendants à 80% du pétrole de l’Opep, fut immédiat. Pourtant, c’était là les modérés qui l’emportaient : les baasistes irakiens auraient souhaité la nationalisation de tous les capitaux américains au Moyen-Orient.
Du reste, l’Irak et l’Algérie ménagèrent de fait les Occidentaux, tandis que la Libye en profita même pour accroitre ses livraisons. Quelques jours plus tard, Israël, dont les armées approchaient Le Caire, accepta un cessez-le-feu négocié par l’URSS et les États-Unis. Du 6 au 25 octobre, jour du cessez-le-feu, 500 avions et 2 700 tanks avaient été détruits, soit un avion par heure et un char par quart d’heure en moyenne. L’embargo ne fut pas levé pour autant. En tout, l’Arabie saoudite abaissa sa production de quelque 20%. Qu’importe pour les États-Unis, Washington n’importait pas même 15% de ses besoins depuis le golfe Persique. Les pays arabes comprirent que leur boycott n’était pas efficace dès la fin du mois d’octobre. Après tout, l’embargo était majoritairement organisé par quatre grandes sociétés pétrolières américaines, en particulier l’Aramco. Or, les Saoudiens se montrèrent plus que conciliants avec Washington, le roi Fayçal permettant secrètement de ravitailler en pétrole l’armée américaine au Viêt Nam. Ainsi Fayçal Abd al-Aziz Al Saoud permit à la première armée du monde de fonctionner normalement pour préserver la relation américano-saoudienne, brisant le front arabe qu’il avait lui-même initié. Le bruit se répandant à cause des indiscrétions du directeur américain de l’Aramco, Jungers, Yamani rappela Washington à l’ordre en ces termes : « Il ne faut pas que la stupidité de Jungers oblige l’Arabie saoudite à prendre des mesures capables de [causer] un tort sérieux aux États-Unis. »
On tient souvent les pays arabes pour seuls responsables et bénéficiaires du choc pétrolier de 1973. Rien n’est plus faux. Les États-Unis ne furent en rien surpris de l’embargo de l’Opep. L’organisme avait multiplié les menaces en 1972 et désigné les États-Unis comme cible principale. Le roi Fayçal menaça Washington en mai, juillet et septembre 1973 quant au soutien à Israël. La hausse des prix était inévitable. Une étude du département américain du Commerce confirma en 1970 les profits inégalés des pétroliers américains au Moyen-Orient. Pire : les États exportateurs se trouvaient largement lésés depuis la fin du système du dollar étalon-or : la rapide dépréciation du dollar face à l’or avait menacé des pays arabes dont tous les contrats pétroliers étaient écrits en dollars. En 1971, il fallait 10 barils de pétrole pour acheter une once d’or ; en juillet 1973, il en fallait 34. Or, la demande galopante de pétrole conjuguée au début du déclin de la production américaine mena à des pénuries bien avant l’embargo de 1973. Le choc pétrolier allait ramener la parité à 12 barils l’once en 1974.
Des pénuries de pétrole menèrent au premier rationnement depuis la Seconde Guerre mondiale en 1970 dans l’Etat de New York, une pénurie de fioul de chauffage en 1971 sur la côte Est, si bien que Nixon autorisa un accroissement des importations en décembre 1971, puis leva les quotas en avril 1973, six mois avant la guerre du Kippour. C’est qu’entre 1973 et 1974, le déclin naturel de la production américaine provoqua une chute de 500 000 barils par jour (9.21 Mb/j en 1973, 8.77 Mb/j en 1974 en moyenne d’après l’EAI), soit davantage que la réduction imposée par l’Opep sur la même période (29.66 Mb/j en 1973, 29.32 Mb/j en 1974 en moyenne d’après l’EAI). Le déclin de la production américaine poussa de toute manière le prix du pétrole vers le haut aux États-Unis, si bien que des pétroliers indépendants s’arrachèrent l’Arabian Light largement au-dessus de son « prix posté » pour le revendre aux Américains. En juin 1973, ils l’achetaient déjà 2.9 dollars le baril. En septembre 1973, dans l’Etat très industriel de l’Illinois, le baril atteignit 5.20 dollars, relativisant la hausse de l’Arabian Light à 5.12 dollars le 16 octobre par l’Opep et surtout l’Iran. Jim Akins, « Monsieur Pétrole » de l’administration Nixon, considérait déjà publiquement au printemps 1972 que les prix du pétrole étaient « trop bas » et qu’il était « nécessaire de les augmenter » du fait de la quantité finie des ressources. Akins réitéra le 2 juin devant un congrès de pétroliers arabes à Alger : « Nous ne recommandons pas la hausse des prix, mais nous reconnaissons qu’elle est inévitable. » Il évoqua alors l’éventualité d’un baril à 5 dollars devant une assistance stupéfaite. Il insista dans le très influent magazine Foreign Affairs en avril 1973. Il est invraisemblable que ce point de vue asséné à répétition ait été jugé inapproprié par les majors américaines. Akins devint ambassadeur américain en Arabie saoudite en septembre 1973, poste impossible à obtenir sans l’assentiment des actionnaires de l’Aramco.
Pénuries ponctuelles aux États-Unis, déclin de la production américaine provoquant une hausse des prix domestiques, fin du dollar étalon-or lésant gravement les pays exportateurs par ailleurs incités à de multiples reprises par l’administration Nixon à élever les prix du pétrole ; ainsi, le choc pétrolier de 1973 semble être essentiellement une conséquence proportionnée du pic pétrolier américain. Seulement, les prix n’ont pas doublé mais quadruplés en 1973. C’est que, après le doublement de prix d’octobre 1973, alors que la guerre du Kippour s’était éteinte et n’attendait plus qu’un dénouement diplomatique, le 22 décembre, l’Opep se retrouva à Téhéran. Le shah exigeait le baril à 14 dollars, ce que refusait catégoriquement l’Arabie saoudite. Mais Téhéran, auparavant garde-fou avec Riyad refusant aux plus radicaux de l’Opep leurs revendications, les rejoignait cette fois. Soutenue par l’Irak, l’Algérie et la Syrie, l’Iran força la main de l’Arabie saoudite. Le 23 décembre 1973, le shah annonça une hausse du « prix posté », désormais établi à 11.65 dollars le baril. Ce coup de force fut baptisé le « Massacre de la veillée de Noël » (Christmas Eve Massacre). C’était là le véritable choc pétrolier. Le 24, les producteurs arabes promirent de non pas baisser de nouveau la production de 5%, mais de l’augmenter de 10%, relâchant un peu la pression et signant l’atténuation de l’embargo. Les belligérants de la guerre du Kippour se désengagèrent à partir de janvier 1974 et l’embargo fut intégralement levé le 17 mars.

Il est ici lieu de s’interroger. Pourquoi le shah, allié principal des États-Unis au Moyen-Orient (avec l’Arabie saoudite), venant juste d’acheter à l’Oncle Sam 2 milliards de dollars de matériel militaire, dépendant de Washington en termes de sécurité, insensible à la question israélienne, se fit si radical ? Le shah Mohammed Reza Pahlavi donna lui-même une justification : le nouveau prix « devait correspondre au coût minimum qu’il vous faudrait payer pour avoir les schistes, par exemple, ou la liquéfaction du gaz ou du charbon ». Un argument faisait étrangement écho à celui développé par Akins huit mois plus tôt dans son article dans Foreign Affairs, sur le prix que devait atteindre le pétrole pour permettre le développement des énergies alternatives. Exxon, l’aînée des Sept Sœurs, réagit à l’augmentation de la même manière, estimant que la hausse servirait au développement d’énergies synthétiques « en éliminant définitivement le différentiel de coût entre les synthétiques et le pétrole naturel ». Immédiatement, les majors annoncèrent leur souhait d’accroître leurs investissements et d’intensifier les recherches de champs techniquement plus coûteux à exploiter comme celui de la mer du Nord en Europe ou encore les champs d’Alaska. Dès lors, il est permis d’imaginer une entente préalable entre Washington et Téhéran. Yamani, le ministre du Pétrole saoudien, annonça en 2001 à The Observer : « Je suis à 100% convaincu que les Américains étaient derrière l’augmentation du prix du pétrole. » Yamani rapporta également que, envoyé en 1974 en Iran pour sonder le shah sur les raisons de cette augmentation, celui-ci aurait répondu : « N’est-ce pas ce qu’ils veulent ? Demandez à Henry Kissinger, c’est lui qui veut un prix plus élevé ». Yamani réitéra ses propos en 2010. Les majors auraient rencontré de graves difficultés pour financer de nouveaux projets si le prix du baril n’avait pas explosé. Ces coïncidences troublantes, cet enchaînement parfait (déclin du pétrole américain en 1971, choc pétrolier en 1973, investissement massif des pétroliers occidentaux à partir de 1974), n’est pas entièrement prouvée mais semble loin d’être invraisemblable.

Le marché du pétrole venait de se retourner en quatre ans, passant d’une domination de la demande à celle de l’offre. Or, en 1973, le pétrole fournissait déjà 46% de toute l’énergie primaire de l’humanité. Le quadruplement du prix du pétrole imposa une grande pression sur l’économie mondiale et provoqua une récession violente pendant deux années. La production mondiale de pétrole était passée de 53 Mb/j en 1972 à 58 Mb/j en 1973 : +9%, un rythme de croissance bien trop important que l’industrie pétrolière n’aurait pu supporter à terme. Quoi qu’il en soit, le choc pétrolier de 1973 donna naissance à la dette et au chômage de masse dans l’économie mondiale. Les puissances industrielles cherchèrent quelques alternatives au pétrole (gaz naturel, charbon et nucléaire) mais ne pouvaient se passer d’or noir. L’Europe subit le coup principal, interdisant provisoirement la conduite le dimanche, instaurant la semaine de trois jours dans l’industrie, interrompant les programmes télé plus tôt pour économiser ou, en France, le retour des heures d’été et d’hiver, également pour économiser l’énergie. Divers produits vinrent à manquer. Le PIB recula aux États-Unis et au Japon dès 1974, en France, Allemagne de l’Ouest et Italie en 1975. Le chômage, dit « résiduel » ou « frictionnel » car ne dépassant pas les 2% depuis des décennies, atteignit 5% en France dès janvier 1976. L’énergie n’étant plus donnée, il fallait augmenter la productivité et maintenir les profits, au détriment de nombreux emplois.
Surprises, les puissances du monde s’endettèrent pour contrer la récession, tandis que l’inflation grimpait à plus de 10% par an. Pour la première fois depuis la guerre, le pouvoir d’achat cessa de progresser. Ainsi s’ouvrirent les Trente piteuses, les « années de plomb ». L’Italie dut sa survie économique à deux prêts accordés par David Rockefeller d’un total de 500 millions de dollars en 1974-76. Rome instaura alors une sévère politique d’austérité. Les pays du tiers-monde ayant lancé leur révolution verte ne furent pas épargnés : leur dette s’envola également, leur déficit commercial quadruplant du fait des coûts du pétrole. Des sécheresses en 1974 assombrirent le tableau de nombreuses famines en Afrique. La même année, les taux directeurs de la Fed aux États-Unis atteignit 10% pour contrer l’inflation, engendrant un choc financier radical et des banqueroutes. Début 1975, pour éviter la faillite de la capitale financière du monde, New York, ses principaux créanciers, représentés par trois banques majeures (Chase Manhattan Bank, Morgan Guaranty et First National City Bank – Citibank -), pilotèrent la ville. La première banque était présidée par David Rockefeller, la dernière par Walter Wriston, successeur et protégé de James Stillman Rockefeller. Le 26 mai, juste avant que New York ne soit en cessation de paiement, les banquiers échangèrent un milliard de dollars de prêts municipaux « pourris » contre des titres de créances garantis sur les taxes perçues par la ville et de ce fait bénéficiant de la meilleure notation de l’époque (A). Ce ne fut pas suffisant. En octobre, malgré de sèvres coupes budgétaires, il fallut geler des salaires et supprimer 26 000 emplois municipaux. Pire, les principales banques comme la Chase avaient abusé du marché spéculatif des crédits hypothécaires (bulle née vers 1970). David Rockefeller s’y était intéressé sur conseil de son principal partenaire : Lehman Brothers. L’économie américaine entière était menacée. Patterson, Wriston et Rockefeller, les trois plus puissants banquiers du monde, s’entretinrent avec le président Ford, ayant juste pris la suite de Nixon après sa démission. Ford refusa tout renflouement. Il avait pourtant pour vice-président Nelson Rockefeller, frère ainé de David. Deux semaines plus tard, Ford et Rockefeller demandèrent au Congrès américain une ligne de crédit de 2.3 milliards de dollars pour New York, somme colossale pour l’époque. La ville était sauvée, mais sombra dans la paupérisation. Cette crise comptait de nombreuses ressemblances avec celle des subprimes de 2008 : augmentation des cours du brut, pression inflationniste poussant les taux d’intérêt à la hausse, crise financière, éclatement de la bulle immobilière (crédits hypothécaires), nationalisation des pertes privées.
Sources (texte) :
Auzanneau, Matthieu (2021). Or noir, la grande histoire du pétrole. Paris : La Découverte, 890p.
LeVine, Steve (2007). The Oil and the Glory, the pursuit of empire and fortune on the Caspian Sea. New York : Random House, Inc., 472p.
Sources (images) :
https://www.gov.il/en/pages/yom-kippur-war-cease-fire-lines (carte de la guerre du Kippour)
https://www.lafinancepourtous.com/juniors/lyceens/les-crises/les-chocs-petroliers-1973-1979/ (cours du pétrole)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Kissinger (Kissinger)